La piste des Symboles de la Liberté Américaine /East American Freedom trail Symbols

Ce récit de voyage vous fera découvrir une petite partie de l’Est de cet immense pays que sont les « États-Unis d’Amérique ».

La piste est parsemée des symboles qui commémorent cette conquête de liberté. Cette piste est nommée « The Freedom Trail ».

Avant de devenir des États-Unis, tels qu’ils sont de nos jours, ne fut pas « un long fleuve tranquille ».

Les nombreux de fleuves qui le traversent ;  le Delaware, l’ Houston ou encore le Potomac qui se jette dans la célèbre baie de Chesapeake en sont, par leurs histoires,  les principaux témoins.

Les premiers autochtones de l’Est Américain

Avant que les colons venus d’Europe ne traversent  l’Atlantique pour accoster sur des côtes  pas toujours hospitalières, ces contrées étaient peuplées par des autochtones, amérindiens de différentes tribus :

  • Les « Mohicans » vivaient le long du fleuve Hudson dans l’État de New York,
  • Les « Massachusetts » campaient autour de la baie éponyme ou se trouve actuellement la ville de Boston,
  • Les « MIngos », amérindiens d’origine « Iroquois » habitaient dans la région de l’Ohio.
  • Les « Hurons », vivaient au sud du lac éponyme, chassés et massacrés par les Iroquois au cours des guerres tribales et franco-britannique, les survivants émigrèrent dans l’Ohio puis au Kansas,
  • Les « Eriés », tribu aujourd’hui disparue, vivaient autour du lac Érié.
  • Les « Lenapes » tribu du peuple « Iroquois », appelés « Delaware » par les britanniques vivaient le long du fleuve Delaware.

Ces tribus autochtones, furent en partie décimées par les guerres intestines, la guerre franco-anglaise (de 1753 à 1763), celle d’indépendance (de 1775 à 1783) ainsi que les maladies importées par les colons (variole, grippes etc..).

Certaines tribus s’allièrent aux nouveaux arrivants. Les « Hurons » aux colons français, les « Iroquois » aux anglais.

Le beau film « le Dernier des Mohicans » (the Last of the Mohicans) accompagné d’une superbe musique.

Même si celui-ci est romancé, il illustre bien le conflit entre les Mohicans et les Hurons dans les guerres coloniales franco-anglaises d’Amérique du Nord. (cliquer sur l’image pour visionner la bande annonce du film).

Les « Nouvelles Colonies » d’Amérique du Nord

Les territoires des colonies françaises et anglaises avant la prise de Québec par les troupes anglaises du général Wolfe, la mort du lieutenant général marquis de Montcalm et le traité de Paris de 1763 qui marque la fin de la « Nouvelle France ». Les treize colonies à l’est des Appalaches sont fondées sous protectorat britannique. L’Ouest devenant le territoire de la réserve indienne

Notre périple débute à Boston dans l’état du Massachusetts

Fondée en 1630, Boston est une des plus anciennes villes des États-Unis.

Les colons français l’appelaient « Baston », on se demande pourquoi ?

Sans doute y avait-il en ces temps là de nombreuses bagarres dans la ville entre les colons de différentes origines (anglais, irlandais, italiens etc…).

Avant l’arrivée des colons, le site de la baie de Massachusetts était occupé par la tribu amérindienne des  « Algonquins ».

Les premiers colons à s’y installer furent des « puritains » anglais persécutés qui avaient fui leur pays.

Boston a joué un rôle majeur dans la guerre d’indépendance américaine.

Tout d’abord, le massacre qui eut lieu en 1770 dans la rue « King Street ». Les soldats britanniques tirèrent sur la foule tuant sept manifestants « fils de la liberté ».

Le premier symbole de cette liberté

En 1773, la monarchie anglaise, pour renflouer ses caisses de la Compagnie Anglaise des Indes Orientales, mis en place une nouvelle taxe sur les exportations de thé vers la Nouvelle Angleterre. Ce fut la taxe de trop pour les « Patriots » qui se révoltèrent. Déguisés en indiens de la tribu des « Agniers », soixante « fils de la liberté » prirent d’assaut les trois navires marchands (le « Dartmouth », le « Eleanor » et le « Beaver ») qui étaient accostés au port de Boston en attente du déchargement de leur cargaison. Les 342 caisses de thé d’un poids de 45 tonnes furent jetées par-dessus bord.

Cet évènement appelé « La Boston Tea Act ou Tea Party » fut l’un des événements symbolique qui déclencha la guerre d’indépendance américaine.

De nos jours, Le « Tea Party » est un mouvement politique, contestataire, qui s’oppose à la croissance des impôts de l’État Fédéral.

Le  superbe film «  The Patriot » magnifiquement interprété par Mel Gibson donne un aperçu  du déroulement de cette guerre d’Indépendance. (cliquer sur l’image pour voir quelques extrais).

La guerre d’indépendance débuta en avril 1775 après les batailles de Lexington et Concord deux petites bourgades dans le nord-ouest de Boston dans le comté de Middlesex. Les « Patriotes » bloquèrent la ville de Boston pour obliger les britanniques de se retirer.

Dans la nuit du 18 au 18 avril 1775, Paul Revere, « patriot » de la première heure, est devenu célèbre grâce à la chevauchée nocturne (Midnight Ride) qu’il entreprit jusqu’à Lexington pour prévenir les « insurgents « de l’arrivée des troupes britanniques à Lexington et Concord.

Paul Revere était d’origine française, du nom de « Rivoire », son père qui a émigré était natif de Gironde. Sa maison qui a été préservée et restaurée est la plus ancienne de Boston. Sa statue est située sur le « Freedom Trail » qui traverse le square le square Paul Revere.

Les fils de la liberté se retranchèrent sur les trois collines (Breed’s Hill, Moulton’s Hill et Bunker Hill) de la presqu’île de Charleston qu’ils fortifièrent.

En juin 1775, malgré leur courage, les miliciens américains furent battus et durent se replier.

« Bunker Hill » est la colline, symbole de la bravoure, des patriotes commandés par le général Putnam et le colonel Prescott. Les forces britanniques commandées par le général Howe durent subir des pertes sévères surtout parmi ses officiers. Parmi  ces officiers figure le major Pitcairn dont le nom fut donné à un minuscule îlot perdu dans l’océan Pacifique.

Un monument fut érigé sur les lieux de la bataille. C’est un obélisque de 67 m de haut avec à son pied la statue du colonel  Prescott.

Le nom de « Bunker Hill » fut donné à l’un des porte-avions américain (USS CV 17) durant la seconde guerre mondiale, puis à un croiseur lance-missiles de la classe « Ticonderoga », l’USS CG 52 qui participa à la guerre du Golfe en 1990. En tant que « Anti-Air Warfare Commander » (AAWC), le « Bunker Hill » fut un des acteurs majeurs de la Force Navale multinationale ayant œuvré avec  la Force Navale française dont  le  croiseur Colbert était une autre pièce maitresse.

Durant ce conflit, j’étais Officier opérations sur le Colbert. Nous étions en liaison permanente par radio et transmission automatique de données avec le croiseur américain « Bunker Hill ». Ce nom reste ancré dans ma mémoire.

Le dernier des symboles de la liberté que l’on peut voir à Boston, de l’autre côté du confluent le la « Charle’s » et de  la « Mystic River »  sur la presqu’île de Charlestown est la frégate « USS Constitution ».

L’ « USS constitution » basé dans l’ancienne base navale de Boston, le « Charlestown Navy Yard », actuellement dans la cale de radoub pour restauration, est le plus ancien navire de guerre encore à flot du monde.

D’une longueur de 62 mètres, la frégate de 1500 tonnes était armée de 32 canons de 24 livres  et 20 caronades (canon courte distance pour démâter les gréements  et faire le plus de dégât sur le pont, sorte de mortier) de 32 livres.

De nos jours, cette « vieille dame »  âgée de plus de 200 ans est l’objet de toutes les attentions car c’est un des principaux symboles de la guerre d’indépendance Américaine. Elle est le point final du « Freedom Trail de Boston ».

Devenu musée, on équipage d’une cinquantaine de marins et officiers participe à des cérémonies commémoratives. Tous les membres de l’équipage viennent de « l’ US Navy » et cette affectation est considérée comme un grand honneur.

La frégate a servi de modèle pour représenter la frégate française « Achéron » dans le film « Master and Commander » (The Far Side of the World », de l’autre côté du monde). En réalité et pour ne pas dépeindre les américains pour des méchants vis-à-vis des anglais, la frégate qui combattait  « l’HMS Surprise » (frégate de 54 m réplique au nom de « HMS Rose », musée de San Diego) était bien la frégate américaine « USS Norfolk » (brick de 18 canons). Ce superbe film est interprété par Russell Crowe.

Notre quête des « symboles de la liberté » se poursuit vers le sud Est de boston dans le comté de « Barnstable » dans l’État  du Massachusetts.

La péninsule de « Cap Cod » ressemble à un hameçon géant  jeté dans l’océan Atlantique. Les anglais le surnommèrent le « cap aux morues », du fait de sa proximité avec les « grands bancs »

C’est ce cap, inhospitalier, constitué de marais et de dunes de sable qui vit s’accoster à son extrême pointe le 11 novembre 1620  le  « May Flower » (Fleur de Mai) navire marchand de 90 pieds (27 mètres)  qui emmenât  les premiers pèlerins puritains anglais sur le continent américain. Ils ne purent accoster qu’à l’intérieur du crochet, de nos jours « Provincetown » car la toute côte est dangereuse avec des barres et des bancs de sable.

Après une halte au « Province Land Visitor Center » on peut apercevoir la  « colonne des pèlerins ».

 En longeant la route côtière, on arrive au petit port de pêche de Chatham connu pour ses « sea food » (fruits de mer) et surtout son homard. C’est ce port qui sert de base au « Coast Guard » (Garde-Côtes).

L’équipage du canot de sauvetage CG 36500  des « Coast Guard » de la station de Chatham sont devenus célèbres le 18 février 1952. En effet ce jour-là une terrible tempête sévit tout au long du Cap Cod. Un pétrolier en provenance de New-Orléans se dirigeant vers Boston se casse en deux pas très loin des côtes. Un hydravion Catalina repère le navire en train de sombrer et il informe les garde-côtes de la station de Chatham.

Malgré le danger, la mauvaise visibilité et surtout la terrible barre à la sortie du port qu’il faut franchir, les quatre hommes composant l’équipage du canot  dirigent leur embarcation  vers les lieux du naufrage et réussissent à récupérer les rescapés réfugiés sur la partie arrière du pétrolier. La partie avant ayant sombrée avec neuf membres de l’équipage. Sur les 41 marins, 32 sont descendus à bord du canot. Le cuisinier, le dernier à bord, tombé à l’eau au cours de la manœuvre, n’a pu être sauvé. Le canot surchargé les ramène sain et sauf au port de Chatham.

Un superbe film «  The Finest Hours » (Les Heures de Gloire) réalisé en 2016 retrace ces évènements  héroïques.

Nous quittons la presqu’île de Cap Cod non sans avoir dégusté dans le restaurant « Swan River » le fameux « lobster » du Cap Cod. qui, comme je suis un peu chauvin, ne vaut pas le « homard bleu » du pays Bigouden.

Comme je suis un peu chauvin, même si le homard du Cap était bon, il n’a pas la saveur du  fameux « homard bleu » du pays Bigouden.

Voir sur le site,  le récit: «Quand un homard en pince pour une Miss »

Cap au sud vers Rhode Island, le plus petit des États des USA et sa capitale Newport, la « Mecque »  de la voile. Cette ville portuaire  située dans la baie de Narragansett a été fondée en 1630 par les habitants de Boston qui venaient en villégiature.

C’est à Newport que débarqua en 1780, le corps expéditionnaire de Rochambeau envoyé par la France pour soutenir les « Fils de la Liberté » américains. C’est de Newport que partira l’armée de la coalition vers la bataille décisive de Yorktown en 1781 qui signera la défaite et la capitulation anglaise.

Un bref « stop over » s’impose dans la célèbre université de Yale à New Haven dans le Connecticut ou trône, dans la cour d’honneur, la statue de Nathan Hale un autre « Son of Liberty ».

Nathan Hale était connu comme « Espion des Patriots » durant la guerre d’indépendance. Capturé, par l’armée britannique, il fut pendu à New-York en 1776 à l’âge de 21 ans.

De nos jours, ce n’est pas moins de 11 000 étudiants qui fréquentent cette université prisée et privée. Des célébrités ont étudié dans cette université une des plus ancienne des États-Unis (1701), comme Samuel Morse (inventeur du code éponyme), Gérald Ford, les Bush père et fils, et Bill Clinton (ex présidents).

Passé le tunnel sous la rivière Hudson, la presqu’île de Manhattan s’offre à nous dans toute sa splendeur et l’immensité de ses gratte-ciel. L’arrondissement de Manhattan est entouré par les autres quartiers que sont au nord le  Bronx, à l’est le Queens et  Brooklyn et au sud Staten Island.

C’est dans cette mégapole sur une petite île, au milieu de la rivière Hudson que se trouve le plus célèbre des symboles de la liberté.

La statue de « la Liberté éclairant le Monde ». Cette statue réalisée par le sculpteur Bartholdi avec l’aide de Eugène Viollet le Duc puis de Gustave Eiffel pour la structure, fut un don de la France en signe d’amitié entre les deux nations, pour le centenaire de l’indépendance américaine en 1886.

Vous pouvez remarquer les couleurs du drapeau de la ville de New-York (bleu, blanc, rouge).

New York est vraiment la capitale de la « démesure ».

Tout est plus grand, avec la  concentration des gratte-ciel de Manhattan et le fameux « Empire State Building ».

Cet édifice haut de 381 mètres, situé sur la cinquième avenue, fut pendant des décennies le plus haut immeuble du monde.

Les travaux débutèrent en 1930 pour s’achever un an et 45 jours plus tard en 1931.

 Il compte 102 étages et la vue panoramique du 86 ième étage est grandiose.

Plus bruyant,  avec les sirènes de la NYPD (New York police Department), des ambulances et des pompiers qui poussent en permanence leurs cris stridents.

Plus lumineux, avec une débauche des néons et des laids  des panneaux publicitaires gigantesques.

Plus chaotique avec une circulation faite de bouchons permanents et d’une marée humaine qui emplit les trottoirs et traversent toutes les artères de Times Square.

Seul Central Park est un « havre de paix » dans cette démesure visuelle et auditive.

La Statue de la Liberté  et l’Empire state building ne sont pas les seuls symboles de New-York.

Le Rockeffeler Center est un autre symbole de puissance du « rêve américain ».

Le Rockeffeler Center construit par la famille Rockefeller est un complexe commercial composé de nombreuses salles de spectacle. Le complexe était conçu comme une « ville dans la ville ».

Dans le bas de Manhattan, Wall Street est le symbole de la finance avec la Bourse de New-York.

Le « Fédéral Hall ». Cet édifice devant lequel trône la statue de Georges Washington  fut le premier Capitole des États-Unis.

Près de la bourse, au milieu d’ un petit square, a été érigé la statue en bronze d’un puissant  taureau qui charge, symbole la puissance, (celle l’argent sans doute).

S’il est un lieu à ne pas manquer à New-York, à Manhattan Midtown c’est la « High Line » au départ de  Chelsea Market.

La « High Line » était une voie ferrée qui traversait les quartiers des abattoirs de « Meatpacking » district et Chelsea. Jusqu’en 1930, la voie ferrée était totalement aérienne pour s’affranchir du trafic routier. Désaffectée elle fut transformée en promenade aérienne bucolique avec ses jardins, ses aires de repos et de loisirs. Sur certaines portions, on peut encore apercevoir les rails.  Mesurant 2,3 km de long, la « High Line » offre des vues étonnantes sur Manhattan.

« Chelsea Market », est une ancienne usine conservée dans « son jus »  transformée en marché, boutiques, restaurants et bars,  c’est le lieu « branché » des new-yorkais

On ne peut quitter New-York sans un hommage aux nombreuses victimes du 11 septembre 2001  des  » Twin Towers » du Wall Trade Center.

Il est temps de quitter la frénésie new-yorkaise sans oublier de remercier John, le plus francais des guides New-yorkais et de descendre un peu plus sud dans l’État de Pennsylvanie.

Le 11 septembre 2001, de cette caserne, des pompiers partirent vers les tours jumelles du World Trade Center. Certains en perdirent la vie en essayant de sauver celle des autres.

Philadelphie est la ville qui symboliste le plus « the American Freedom » (la liberté américaine)

Philadelphie (« Philly ») sur le fleuve Delaware est le centre historique majeur des États-Unis. Avant l’arrivée des colons, le lieu était habité par les amérindiens « Lenapes » de la famille des « Algonquins ».  De 1638 à 1682 la cité se développa grâce aux colons suédois et hollandais puis ce sont les anglais qui s’y installèrent.

Benjamin Franklin, né à Boston en 1706, imprimeur, fondateur de la « Gazette de Philadelphie », de l’Université de Pennsylvanie, de la Société américaine de Philosophie et inventeur du paratonnerre a largement contribué au développement de la ville. Il joua un rôle primordial dans la  guerre d’indépendance.

Ami de la France, dont  il fut ambassadeur, de Voltaire et Rousseau, il réussit en 1778 à convaincre le roi Louis XVI de soutenir les américains dans la guerre contre les anglais. En 1780, un corps expéditionnaire français composé d’une escadre de sept vaisseaux commandé par le chevalier de Ternay et de 6000 hommes de troupe avec à leur tête le comte de Rochambeau  est constitué et envoyé en Amérique. En juillet 1780, les troupes françaises débarquèrent  Newport  dans l’état de Rhode Island et font jonction avec les troupes de Washington et celles du marquis de Lafayette qui marchent vers la baie de Chesapeake pour bloquer les anglais à Yorktown.

Pour voir la suite de la guerre d’Indépendance de l’Amérique cliquer sur l’image.

 Franklin de retour à Philadelphie est nommé gouverneur de Pennsylvanie en 1785.

Il fut avec Thomas Jefferson le rédacteur de la déclaration d’indépendance et signataire avec les autres « pères fondateurs ».

Benjamin Franklin était franc- maçon, Grand Maître de l’État de Pennsylvanie. Il n’était pas le seul parmi les patriotes à faire partie de cet ordre. George Washington, John Warnen, Grand Maître de la loge St Andrew de Boston, tué durant la bataille de Bunker Hill, John Paul Jones, Le comte de Rochambeau, le marquis de la Rouerie et le marquis de la Fayette étaient également francs-maçons. Pas étonnant que la connivence était parfaite dans cette lutte pour la liberté.

Dans les années 1770, Philadelphie fut le centre actif de la révolution américaine. C’est dans cette ville, au « Carpenter’s Hall », que les treize colonies se sont réunies pour leur premier congrès en 1774. Le 4 juillet 1776,  la Déclaration d’Indépendance fut signée par les représentants des Fils de la Liberté (Patriots). Une cloche symbole de la liberté fut fondue et tinta  le 8 juillet 1776 Elle porte l’inscription « vous proclamerez la liberté dans tout le pays pour tous ses habitants ». En 1777, les anglais ayant envahi la ville, la cloche de la liberté fut cachée par les habitants. Elle fut fêlée en 1846 et est  maintenant exposée dans le hall de l’indépendance à Philadelphie.

Après Philadelphie qui fut la première capitale des États-Unis nous voici à Washington la capitale actuelle.

Le Capitole est le symbole des states et le siège du pouvoir législatif des États-Unis.

Le bâtiment est constitué d’un dôme avec deux ailes. L’aile nord est le siège du Sénat et l’aile sud celle des Représentants.

Le 18 septembre 1793, le Président des États-Unis, George Washington pose la première pierre du Capitole. On peut noter qu’au court de cette cérémonie, le président portait un  tablier franc-maçon en satin qui avait été brodé par madame de Lafayette. Ce tablier lui fut remis à Philadelphie par Benjamin Franklin de la part du marquis de la Fayette, en guise d’amitié.

SI le Capitole est le centre du pouvoir législatif des États-Unis, avec ses deux chambres, celle du Congrès et celle des Représentants, la Maison blanche, est celle  du pouvoir exécutif. Elle est devenue un véritable bunker depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Washington regorge de monuments et de lieux à la gloire de ses militaires morts durant tous les conflits.

Le cimetière National d’Arlington  est immense, jonché de croix blanches toutes de même taille. Dans la mort il n’y a pas de différence entre un simple soldat et un général. Près de 300 000 personnes y sont enterrées. 10 soldats français figurent parmi les tombes.

On peut apercevoir parmi les croix :

  • le général Pershing commandant le corps expéditionnaire américain durant la première guerre mondiale.
  • Gregory « Papy » Boyington, pilote de chasse des « Black Sheep » (mouton noir) rendu célèbre par la série  les « Têtes Brulées » commandant la VMF 214, Escadrille de chasse du Corps des Marines dans le pacifique.

  • Audie Murphy, soldat un des plus décoré de la seconde guerre mondiale (légion d’honneur, croix de guerre française) devenu un acteur célèbre.

  • Pierre Charles l’Enfant, franco-américain, l’architecte des plans de Washington a également son tombeau sur le haut de la colline.
  • John Fitzgerald Kennedy, son épouse Jacqueline et deux de ses enfants (la famille des combattants et des ayants droits peuvent être enterré à Arlington) ainsi que ses frères Robert et Ted sont enterrés au haut de la colline. Une flamme éternelle veille sur eux.

  • Joseph Kennedy pilote de chasse de l’ US Navy disparu au cours de la seconde guerre mondiale dont le corps n’a jamais été retrouvé a également sa plaque près de ses  frères.

Le cimetière a été conçu après la guerre de Sécession sur la propriété du général Robert  Lee Commandant en Chef des troupes confédérées (sudistes). La maison, « Arlington house », est également connue sous le nom de « Robert Lee Mémorial ». Elle domine le Potomac sur le  haut du cimetière National d’Arlington.

Le monument emblématique de la bataille d’Iwo-Jima montre les Marines érigeant le drapeau américain sur le haut du mont  Suribachi durant la guerre contre les japonais.

Mémorial de la guerre de Corée (1950 à 1952) dans le « Potomac Park » de Washington. 44692 soldats  (36516 morts et 8176 disparus) y perdirent la vie. Leurs noms sont inscrits sur un mur de granite. 19 statues, très réalistes, de soldats en ponchos progressant dans un champ semblent réelles.

Mémorial de la guerre du Vietnam (1955 à 1975). Sur un mur en granite noir, figurent 58 156 noms des soldats US tué durant ce conflit.

De la capitale, moderne et aérée avec ses parcs et ses immenses avenues, la route vers l’intérieur de la Pennsylvanie est plus bucolique et fait penser aux bocages bretons ou normands. Des mégapoles de la côte on passe directement dans le passé des premiers colons.

Shipshewana dans l’Indiana est une petite ville en plein pays Amish

les Amishs ne se déplacent qu’en carriole, à vélo ou en buggy

Même s’ils ne sont pas contre la modernité, ils vivent encore à l’écart de la société comme au 17 ième siècle en Suisse puis en Alsace. Leur règle est simple pour ne pas dire simpliste : «Tu ne te conformeras point à ce monde qui t’entoure ».  De » nos jours, ils ne sont pas contre la modernité, mais ils ne veulent pas être connecté à l’actualité.

Quelques exemples : Ils ont le téléphone, ou internet, mais ce n’est pas eux qui manipulent, ce sont des  employés, des connaissances ou des « Amis » qui ne sont pas de la communauté Amish, il  leur manque que le « h ».

La communauté compte de nos jours plus de 300 000 membres dans l’Ohio, l’Indiana et la Pennsylvanie.

« Devil’s Playground » : Un aperçu de la vie des Amishs, qui « naviguent entre deux eaux », la rigueur de leurs coutumes et de leur religion rigoriste et la modernité et le progrès de la Nation américaine.

 

Après un détour dans la campagne du pays Amish, qui ressemble à nos bocages normands ou bretons, les tours des « hauts fourneaux » des aciéries apparaissent dans la vallée. Pittsburgh fut longtemps dénommée la ville de l’acier.

Situé dans l’État de Pennsylvanie, à la confluence des rivières Allegheny et Monongahela  (Malanguelé) qui forment le fleuve Ohio, Pittsburgh est le haut lieu de la sidérurgie, du charbon et des chemins de fer. Plus de 400 ponts, la plupart en acier furent construit pour traverser les deux rivières.

C’est sur la pointe de la confluence, qu’arrivèrent en 1679 les premiers colons de René-Robert Cavelier De la Salle.

Pour apprécier pleinement le paysage, il faut grimper sur le mont Washington par la route ou par le funiculaire. La vue est magnifique.

Le fort Duquesne fut érigé à cet endroit en 1754 à cet endroit. Il fut pris par les anglais en 1759 qui le baptisèrent « fort Pitt » puis par les patriotes de Virginie qui le nomme « fort Dunmore ». Au court de la guerre d’indépendance il sert de Quartier Général pour les forces du front ouest.

La ville s’est développée grâce à l’industriel des chemins de fer et des aciéries Andrew Carnégie.

Avec son immense richesse, il fonde de nombreuses sociétés et fondations dont la « Carnegie Hero Fund » qui décerne médaille et pécule aux personnes ayant accompli des actes héroïques.

Mon grand- père Pierre Marie Quintric a eu l’honneur de recevoir le 30 juin 1928, la plaquette de bronze « Héro de la Civilisation », un diplôme et la somme de 500 francs pour le sauvetage avec son misainier « Le Laffaux » de l’équipage d’un autre  bateau qui avait sombré le 17 septembre 1927 sur les rochers « Ar Gisti » (les putains) au large de Lesconil.

Cap au nord  dans le Midwest vers les grands lacs, en l’occurrence le lac Érié dans l’État de l’Ohio.

Cleveland « la ville foret »  est la passerelle vers le fleuve Mississippi grâce à son canal.

Depuis  Cleveland abrite depuis 1983,  sur les rives du lac Érié, le musée du Rock en Roll, le « Rock and Roll Hall of Fame ». Ce bâtiment atypique a été réalisé par l’architecte Leoh Ming Pei  qui a réalisé la pyramide du Louvre. Il faut croire que Pei a une préférence pour les constructions pyramidales.

Elvis Presley, Ray Charles, James Brown, Chuck Berry, Eddy Cochran, Bob Dylan et bien d’autres encore figurent dans ce musée international.

On peut noter que Johnny Halliday, n’a même pas le moindre petit coin pour lui dans ce prestigieux musée du Rock ou figurent pourtant des artistes et groupes anglais tels les Beatles, les Rolling Stones, Elton John, Rod Steward.

Pratiquement inconnu chez « l’oncle Sam », peut être un peu moins depuis son décès et la médiatisation faite autour de son héritage. Il faut quand même souligner que sa notoriété il la doit principalement aux français et aux autres fans des pays francophones.

Aucune allusion, non plus pour les « rockers » français des années sixties, Eddy Mitchell et ses « Chaussettes Noires » et Dick River et ses « Chats Sauvages ».

Derrière le musée du Rock, un bateau qui a navigué sur les grands lacs, a été transformé en musée maritime.

Sur la rive du lac Érié, un sous-marin de la seconde guerre mondiale a également été transformé en musée.

De Cleveland, la route longe le lac Érié (nom de la tribu amérindienne) en direction de l’ouest vers L’État de  l’Indiana.

Après un « stop over » dans la petite ville Shipshewana en pays Amish direction l’Illinois pour rejoindre les rives du lac Michigan et la ville de Chicago

La région était occupée par les indiens de la tribu des Illinois de la famille des Algonquins.

Étymologie du nom vient du mot amérindien « sikaakwa » déformé par les français en « chécagou » qui signifie marécage.

Ce sont les explorateurs français, louis Joliet, né au Québec, et Jacques Marquette prêtre missionnaire,  qui les premiers découvrent cette contrée marécageuse et la rivière Chicago en 1673.

Jean Baptiste Pointe du Sable, d’origine haïtienne, y fonde en 1779 un comptoir de vente et de ravitaillement pour les trappeurs en échanges de fourrures.

Chicago est la troisième plus grande agglomération des États-Unis. Son nom vient de la rivière qui traverse la ville.

Il y a plusieurs façons de visiter Chicago.

La première est de prendre le bateau  au  « Navy Pear » la jetée  sur le lac Michigan et rentrer par une écluse  sur la rivière Chicago.

La seconde est de se promener à pied « Dowtown » (centre-ville). Rien de plus normal que de débuter par le point de départ de la mythique Route 66.

La « Porte des Nuages » (Cloud Gate) située dans « Millennium Park » est une sculpture futuriste en acier inoxydable qui s’inspire d’une goutte de mercure.

Elle est surnommée par les habitants de Chicago, le « haricot », compte tenu de sa forme.

La « Crown Fountain », la (fontaine couronnée), située dans « Grand Park »  est composée d’un miroir d’eau en granite noir entre deux tours en briques de verre.

La troisième est de faire la boucle « the Loop » en métro.

La quatrième est de prendre de la hauteur sur la « Willis Tower »  pour admirer la ville et le lac Michigan.

Chicago est une très belle ville.

De nos jours, le centre ville, « downtown » et les abords du lac sont très agréables et sécurisés.

J’ai été agréablement surpris, car cette métropole traine toujours derrière elle une très mauvaise réputation due à un passé  sulfureux. La Chicago Police Department est présente « Downtown » ou elle  assure une sécurité de tous les instants avec un côté plutôt sympathique.

La ville de Chicago dans l’Illinois, s’est forgé durant de longues années après la première guerre mondiale une réputation de « ville mafieuse » et corrompue du fait de son passé surtout pendant la période de la prohibition. Chicago, en plus du trafic d’alcool avec le canada à travers les grands lacs, était réputé pour ses trafics en tous genres orchestré par la mafia locale dont les parrains étaient connus dans le monde entier.

Chicago était le symbole de la pègre des années 1930, des trafics d’alcool, des règlements de compte à la mitraillette au chargeur camembert, orchestré par les gangs, la « Mano Nera » (la Main Noire), les mafieux  tels que Al Capone, Franck Nitti, Bugs Moran, John Dillinger et bien d’autres encore.

Des gangs violents faisaient régner la terreur dans les quartiers sud de la ville, le « South Side ». Les bagarres étaient fréquentes entre le nord et le sud de la rivière « Calumet ». Riverdale est l’un de ces secteurs chauds.

La mauvaise réputation de  « Chicago » était telle qu’elle a traversé l’Atlantique durant la seconde guerre mondiale et après jusqu’au sud de la France dans le grand port militaire du Var.

Toulon, ou plutôt, le quartier de la basse ville, après la seconde guerre mondiale, a été surnommé « Chicago » par les marins américains de l’ US Navy  qui y ont fait escale.

Le Chicago toulonnais était délimité par la rue Pierre Semard (ex rue du Canon) au nord et la rue Victor Micholet au sud.

Chicago, était le symbole du grand banditisme.L’appellation de Chicago ou de petit Chicago pour ce quartier de Toulon, n’apparaît qu’après la 2ème guerre mondiale, après la fin de la  prohibition en 1933 et la mort d’Al Capone en 1947 à Alcatraz.

Les marins français qui étaient affectés à l’Escadre de la Méditerranée ou servaient dans les bases de St Mandrier, en particulier les « marsouins » (infanterie de marine), les commandos marine et l’aéronavale appelaient le quartier « Chicag’ !».

Il y avait les petits bars aux  vitres teintes, façades en formica et enseignes de néons scintillants dans toutes les ruelles étroites de la « basse ville » de la rue Anatole France à la rue d’Alger.

Un mini Las Vegas, sans le Strip (boulevard) mais avec strip…tease dans certaines boites de nuit et au cinéma le Cameo !

La « basse ville » a été depuis quelques années complètement transformée,assainie, rasée. Exit le « Pacific », le « Richelieu », le « Jean Bart », le « Lucky », le « Charly » et tous les autres bars à hôtesses, mais la mémoire de ces temps là perdure encore…la preuve!

Chicago! le monde entier connait ton nom..

Un nom rendu célèbre, surtout par son passé. La Compagnie Générale Transatlantique (CGT) française l’adopta pour les navires de la Cie qui reliaient la France à l’Amérique du Nord.

De nos jours, Chicago a bien changé.

C’est vraiment une des villes les plus attractives des États-Unis.

Le lac Michigan et la rivière Chicago qui la traverse en son centre (Downtown)  sont des atouts qui mettent en valeur le potentiel de cette mégapole du Midwest.

Jean Claude Quideau

01 Octobre 2018

 

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