La Buse de Saint Paul

la buse de saint paulla buse oiseauLa Buse est un oiseau prédateur, il a quatre pieds d’envergure d’ailes, un corps de vingt et un pouces, une queue de 8 pouces. L’iris des yeux est d’un jaune pâle presque blafard. Les pattes sont jaunes. les ongles sont noirs.

Selon une description moyenâgeuse, c’est un oiseau qui parait stupide, paresseux et sédentaire .

La buse dont je vais vous raconter l’histoire est à l’inverse de la description ci-dessus, mais ce fut toutefois dans un autre registre, un drôle d’oiseau.

Le seul point commun :

« La liberté: celle de voler, au sens propre comme au figuré »

Saint-Paul

saint paulDans ce récit, il ne s’agit pas de l’histoire de « Saint-Paul de Tarse », apôtre de Jésus, ni du martyr « Saint Paul de Rome », ni même du premier ermite « Saint-Paul de Thèbes ».

Le Saint-Paul dont il s’agit est tout simplement le nom de la localité où se situe cette histoire.

En effet, ce récit se déroule sur l’île de la Réunion au XVIII ième siècle entre 1717 et 1730. A cette époque l’île se nommait l’île Bourbon.

ILE BOURBONSaint-Paul de la Réunion est au centre de l’histoire, du début jusqu’à son épilogue. Les faits se sont déroulés dans la partie Nord-Ouest de l’île entre la baie de Saint-Denis et le Cap de Bourgogne rebaptisé cap Lahoussaye en l’honneur du capitaine breton Guillaume La Houssaye.

la réunion 22route de la cornicheLa route côtière de saint-Denis à Saint-Paul

baie de saint paul cap lahoussyeLa plage de sable noir de Saint-Paul

Certains lieux sont intimement liés à notre histoire, tel que : la Grande Ravine, la Ravine à Jacques, la Grande Chaloupe, La Possession, la Ravine à Malheur, la rivière des Galets, la pointe Dauphine ou pointe des Galets, la pointe des Aigrettes et la ravine Saint-Gilles. Une côte sauvage et déchiquetée ou l’Océan Indien vient se briser dans un bouillonnement d’écume.

cote réunionVoici l’histoire de la « Buse de Saint-Paul »

La Buse prend son essor à la fin du 17 ième siècle quelque part dans le nord de la France. Il fait ses gammes avec son père « flibustier » qui lui apprend les rudiments de la navigation sur son navire « la Reine des Indes ».

Très rapidement, après la mort de son père, il va voler de ses propres ailes et débuter ses méfaits de prédateur sans scrupule en écumant la mer des Mascareignes et la mer d’Oman en rançonnant les navires chargés de marchandises et de pèlerins vers la Mecque.

Les Mascareignes

Les Mascareignes est le nom donné à un archipel de l’océan indien dont les trois îles principales sont: La Réunion, l’île Maurice et Rodrigues. Parfois, les îles d’Anjouan, Moheli et Mayotte sont rattachées à l’archipel.

iles mascareignes (2)Ces îles furent découvertes en 1513 par le navigateur portugais Pedro de Mascarenhas, d’où ce nom francisé de Mascareignes.

Un officier de marine, natif de Saint Malo, Mahé de la Bourdonnais, fut nommé gouverneur général des Mascareignes en 1733. Ce marin s’est illustré dans la prise de Mahé, qui vint s’ajouter aux autres comptoirs français des Indes: Pondichéry, Karikali, Chandernagor, Yanaon et Trincomale.

Mahe de La BourdonnaisStatue de Mahé de la Bourdonnais à Saint Denis de la Réunion

Trois bateaux ont porté le nom de la Bourdonnais:

– Le premier fut un aviso colonial construit en 1873 à Rochefort

la bourdonnais 1– le second fut un paquebot des Messageries Maritimes construit en 1951 à Lorient et qui effectuait la ligne de l’Océan Indien. D’une longueur de 150 mètres il pouvait transporter 400 passagers au départ de Marseille via le canal de Suez vers Madagascar et la Réunion.

La Bourdonnais– le troisième fut un Escorteur d’Escadre de type T 53 de la Marine Nationale construit à Brest en 1954. D’une longueur de 128 mètres, d’un déplacement de 3000 tonnes, il pouvait atteindre les 33 nœuds grâce à la puissance de ses quatre chaudières développant  63 000 chevaux.

ee la bourdonnaisJ’ai eu l’honneur de servir et de naviguer plusieurs années sur cet Escorteur d’Escadre. Pour la petite histoire, l’escorteur « la Bourdonnais » participa avec les escorteurs « Tartu », « Du Petit-Thouars », le pétrolier «  »La Saône » à une mission de présence dans l’océan indien en 1972.

La mission dénommée « Mascareignes » composée de ces navires avait une signification politique évidente, qui consistait à montrer la détermination de la France à demeurer et à agir dans l’Océan Indien. Elle possédait également une signification opérationnelle, en démontrant la possibilité de défendre les territoires et départements d’outre-mer malgré la fermeture du canal de Suez et la longueur de la route passant par le Cap de Bonne Espérance.

Ils firent escale à Diego-Suarez sur l’île de Madagascar et à Port des Galets à Saint-Paul de la Réunion.

La Buse

Pour perpétrer ses forfaits, la Buse utilise « la Reine des Indes » qu’il a reçu en héritage de son père.E

Qui se cache sous ce pseudonyme de La Buse?

Sous ce pseudonyme se cache le pirate Olivier Levasseur né à Calais à la fin du 17 ième siècle.

olivier levasseur la buse de saint paulEn 1720, la « Reine des Indes » de La Buse s’échoue sur un banc de sable près de l’île de Mayotte. Le navire ne peut être renfloué et il est perdu corps et bien.

La Buse se trouve désemparé sur l’île avec un équipage sain et sauf, mais sans bateau.

Par chance, un autre pirate, John Taylor, revient victorieux d’Anjouan ou il s’est emparé du  » Cassandra » du capitaine Mackara.

Le flibustier anglais John Taylor prend le commandement du « Cassandra » qu’il rebaptise « Fantasy ». Il propose une association à Olivier Levasseur ainsi que le commandement de son ex navire « le Victory ». La Buse s’empresse d’accepter cette offre inespérée et rebaptise le bateau: « Victorieux ».

le « Fantasy » ex « Cassandra » est une frégate de 38 canons avec 280 hommes.

Le « victorieux » ex « Victory » est une frégate de 36 canons avec 200 hommes.

Venant de l’île de France (Maurice), le « Fantasy » et le « Victorieux » font route de conserve vers l’île Bourbon (la Réunion).

Ils aperçoivent un gros vaisseau battant pavillon du Portugal en rade de Saint Denis. Il avait subit des dommages suite à une tempête et soignait ses avaries dans la baie. il avait été en partie démâté.

La proie est facile, malgré sa taille et ses 72 canons. Le navire qui essaye de sortir du mouillage de la baie de Saint Denis, n’est pas encore manœuvrant. la plupart de l’équipage se trouvant à terre à St Denis.

poursuiteIls s’emparent donc facilement du riche vaisseau portugais « Nostra Senhora do Cabo » « Notre Dame du Cap » parfois appelée « la Vierge du Cap », on se demande bien pourquoi.

De son vrai nom, la « Nossa Senhora do Cabo e Sao de Alcantara » est un vaisseau  de 1420 tonneaux armée de 72 canons sur deux ponts.

Elle fut construite en 1710 à Amsterdam. Elle fut racheté par le roi du Portugal en 1717.

A bord du vaisseau se trouvaient le comte Ericeira, vice-roi des Indes et l’archevêque de Goa.

La Buse n’exigea pas de rançon du vice-roi. Certains récits de l’époque parlent de 1000 à 2000 piastres, mais d’autres contredisent ce paiement.

texteOn remarque que dans cet extrait de récit que les lettres « f » sont en réalité des « s » ce qui pourrai avoir une très grande importance dans les traductions de cette époque. A mon avis cela m’étonnerai qu’un pirate de la trempe de Olivier Levasseur refuse une rançon.

Par contre il fit main basse sur les objets d’inestimable valeur: rivières de diamants, bijoux, perles, barres d’or et d’argent, meubles, tissus, vases sacrés liturgiques, cassettes de pierres précieuses, et la crosse d’or de Goa constellée de rubis pesant une centaine de kilos, le tout évalué à près d’un milliards d’ €uros.

Mais l’année d’après, Duguay Trouin et le commodore anglais Matthews se mirent en chasse des deux pirates. La Buse et Taylor préfèrent prendre « le large ».

Duguay-Trouin_Saint-MaloStatue de Duguay-Trouin à Saint Malo

Dugay Trouin est né à Saint Malo en 1673, il devient capitaine de navire corsaire à 18 ans.

En 1697,à l’age de 24 ans, il est nommé Capitaine de Frégate et navigue comme officier supérieur de la Royale dans la mer des Mascareignes.

Revenons à nos deux pirates, Taylor et La Buse.

route de la buse et taylorLa Buse remorque le vaisseau portugais « Nostra Senhora de Cabo » vers la baie de Saint Paul pour le remettre en état. Il le débaptise pour lui donner le nom de « Victorieux ».

Il brule et coule le vieux « Victory » que Taylor lui avait cédé, quelque part entre Saint-Denis et Saint-Paul. A la Grande Chaloupe? Après la pointe de la Ravine à Malheur ? A la Possession ? En baie de Saint-Paul ? Toutes les hypothèses sont permises.

Le 30 Avril 1721, John Taylor s’empare d’un autre vaisseau « le Ville d’Ostende » en baie de Saint-Paul. Après la capture du « Ville d’Ostende », un équipage de prise est envoyé à bord, mais les pirates seront maîtrisés par les membres de l’équipage et le navire libéré pourra reprendre sa route.

Fin Avril 1721, de conserve avec le « Cassandra » de John Taylor, Olivier Levasseur fait route avec son nouveau navire « le Victorieux » en direction de l’île de Madagascar.

route de la buseLes deux navires font route de conserve vers le détroit de Mozambique. Ils font escale à Maputo, sans doute pour y faire le plein de vivres frais et d’eau..

2 piratesEn décembre 1721, dans le détroit du Mozambique La Buse et Taylor s’emparent du navire de la Compagnie des Indes orientales , le « Duchesse de Noailles »

La « Duchesse de Noailles » navire de la Compagnie des Indes Orientales était une frégate légère de 180 tonneaux portant 16 canons commandée par le capitaine Platel. La prise étant sans valeur à leurs yeux, uniquement des esclaves, le navire est incendié et coulé.

La puissante compagnies des Indes Orientale basée à Port Louis face au port de Lorient n’a pas du tout apprécié cette perte et a juré de mettre fin aux agissements de piraterie de La Buse.

Peu de temps après, la zone étant devenue à haut risque pour la piraterie, John Taylor mets le cap au Sud Ouest. Il quitte définitivement l’Océan Indien, double le cap de Bonne Espérance, traverse l’océan Atlantique en direction des Caraibes.

John Taylor négocie le pardon de la couronne auprès du gouverneur de « Puerto Bello » (PortoBelo), ville portuaire située dans le royaume espagnol de Nouvelle Grenade (Panama) fondée par Gonzalo de Quesada en 1510.

Il est amnistié en 1723 en échange de son bateau le « Fantasy » ex « Cassandra » et comment ne pas y penser une partie du pillage effectué sur le « Nossa Senhora do Cabo » à Saint Denis en 1721.

 On n’entendra plus jamais parler de lui. Il faut rappeler que « Puerto Bello » fut capturée par l’amiral anglais Edward Vernon dit « Old Grog » en 1739. Vernon reçu ce surnom après avoir ordonné de couper le rhum avec de l’eau pour réduire la consommation de son équipage.

JOHN TAYLORLa Buse, quand à lui, décide d’établir son campement sur l’ île Sainte Marie au sud de la baie d’Antongil qui était déjà un repaire de pirates.

Il essaye de se faire oublier, car il se savait traqué par le corsaire Duguay-Trouin, qui avait doublé le cap de Bonne-Espérance et se dirigeait vers l’Océan Indien.

Comment se fait t’ il qu’un corsaire chasse un pirate ? Quelle est leur différence?

Quand les pirates deviennent corsaires

pirate ou corsaireChristophe Colomb débarqua en 1492 dans les Caraïbes. A son retour, le très contesté pape Rodrigo Borgia (Alexandre VI, 1431-1503)  dans le traité de Tordesillas partage le monde  en deux parties, le nouveau monde pour l’Espagne, l’Orient  plus le Brésil pour le Portugal.

Les Anglais, Français et Hollandais absent de ce partage, ne comptaient pas se laisser faire et se ils lancèrent dans la chasse aux vaisseaux marchands hispaniques pour piller leurs richesses.

Ces voleurs des mers furent dénommés du grec « pieratês » puis du latin « pirata » qui veut dire « celui qui tente sa chance à l’aventure ».

Le pirate est un hors-la-loi qui attaque vole et pille les navires pour son propre compte. Il ne fait pas de favoritisme et aborde tous les navires de toutes les nationalités.

Sur les navires des pirates, les marins étaient sous contrat. Une grosse partie du butin devait leur revenir de droit. Cette part était dénommée le « droit de pacotille » mot qui perdure encore de nos jours pour désigner des valeurs sans grand intérêt.

Les pirates avaient d’autres dénominations comme boucaniers, flibustiers ou forbans.

Les boucaniers étaient d’anciens pirates devenus chasseurs qui, sur les îles des Caraïbes, chassaient le gibier le faisaient fumer, d’où le nom de boucanier.

Les forbans étaient d’anciens  pirates vivant au ban de la société, capable de tous les méfaits. Le nom de forban vient du latin « forbannire »  qui veut dire bannir.

Les flibustiers étaient des aventuriers  qui écumaient les côtes et dévastaient les possessions espagnoles en Amérique. Le mot flibustier est issu de l’anglais « freebooter », qui signifie : qui fait du butin librement.

Lorsqu’un pirate  est attrapé, il est pendu « haut et court »!

PIRATESPlutôt que de finir au bout d’une corde de nombreux pirates choisirent de devenir corsaires.

Le mot corsaire vient du latin « cursus » qui signifie course. Le mot « corsaire » est attesté du XVe siècle au début du XVIe siècle, mais le terme de pirate  était encore utilisé comme synonyme à la fin du moyen âge, d’où la confusion entre les deux noms.

Un navire corsaire est un navire civil armé, autorisé par une « lettre de marque », également appelée ou « lettre de course », à attaquer en temps de guerre, tout navire battant pavillon ennemis, et particulièrement les navires marchands.

lettre de marqueLes corsaires ne doivent donc pas être confondus avec les pirates puisqu’ils exercent leur activité selon les lois de la guerre, uniquement en temps de guerre et avec l’autorisation de leur gouvernement. Capturés, ils ont droit au statut de prisonnier de guerre.

Cette forme de guerre navale est appelée « guerre de course ».

kent et confianceIls utilisaient souvent des navires de petite taille, rapides, manœuvrant et discrets tels des cotres, des flutes, pour exécuter des abordages en mer plus par surprise que par force. Lorsque la Fortune leur souriait, ils pouvaient enlever des bateaux de fort tonnage comme la capture du vaisseau anglais « le Kent » par la flûte de Robert Surcouf « la Confiance » le 7 octobre 1800.

corsaires célèbresSurcouf avec sa frégate de 18 canons « la Confiance » s’empare du vaisseau britannique de 38 canons « le Kent »

La confiance

renardLa piraterie n’était plus possible, avec aux trousses un corsaire aguerri comme Duguay-Trouin, la plupart des pirates encore en activité dans l’Océan Indien, cessèrent leurs rapines et tentèrent de négocier le pardon en profitant de la « Charte de Clémence » offerte par le roi de France.

Certains de leurs navires furent réquisitionnés comme corsaires ou bâtiments marchands, les autres pourrirent au mouillage dans les anses des îles des Caraïbes ou de l’Océan Indien.

Olivier Levasseur, toujours recherché semblait envisager de se soumettre.

Le 24 janvier 1724, la Buse fini par accepter la « Charte de clémence », il restitua les vases liturgiques sacrés, mais refusa de rendre le reste du butin de « La Vierge du Cap », condition de sa rédemption.

La piraterie maritime disparut……un temps, pour réapparaitre quelques siècles plus tard et de perdurer encore de nos jours dans l’Océan Indien.

Le trésor de la Buse

Il est certain que le butin même s’il fut en partie partagé avec son équipage comme prévu dans la convention de la piraterie (le « droit de pacotille ») fut caché quelque part dans une des îles de l’océan Indien. Laquelle?

Tout d’abord dans les îles Mascareignes: l’île Bourbon (la Réunion), l’île de France (Maurice), l’île de Rodrigue,

Nous savons que le « Victorieux » de la Buse mis le cap vers le Nord-Est en direction de Madagascar. On peut donc inclure l’ile de Sable (Tromelin) qui se trouve à quelques encablures sur le trajet, l’île de Mahé et surtout l’île de Sainte Marie dans les caches possibles du trésor de la Buse.

cimetiere pirate de sainte marieEntre 1722 et 1724, la Buse continua à errer dans l’Océan Indien et le canal du Mozambique, mais il lui fallait fuir sans cesse devant le corsaire Dugay Trouin.

Au cours d’une énième tentative de fuite, Olivier Levasseur échoue le Victorieux sur un banc de sable, un haut fond, quelque part sur la côte est malgache. Le navire ne peut être renfloué et considéré comme perdu. Il n’a jamais été retrouvé.

vicorieuxLa Buse, sans activité, et sans ressources, incapable de se lancer dans de nouvelles aventures maritimes,  offrit ses services de pilote au capitaine du vaisseau « La Méduse », de la « Compagnie des Indes », qui voulait entrer dans le port de Maroantsetra (dénomination malgache) appelé Louisbourg par les français, situé au fond de la baie d’Antongil.

Le Capitaine DHermitte, le reconnut, et se souvenant que le pirate avait maintes fois arraisonné des navires de sa compagnie, il l’arrêta.

Olivier Levasseur fut reconduit dans l’île Bourbon (la Réunion) pour y être jugé.

Au gouverneur, Il refusa de dévoiler la cache du trésor et de ce fait fut condamné de piraterie et donc être pendu « haut et court » comme le veut la sentence concernant ces actes.

Un extrait du jugement le 7 juillet 1730 :

« Le procès criminel extraordinairement fait et instruit à la requête et diligence du Procureur du Roy, demandeur et accusateur, contre Olivier Levasseur surnommé La Buse, accusé du crime de piraterie.

Le Conseil l’a condamné à faire amande honorable devant la principale porte de l’église de cette paroisse, nu en chemise, la corde au col et tenant en sa main une torche ardente du poids de deux livres, pour là, dire et déclarer à haute et intelligible voix que méchamment et témérairement il a fait pendant plusieurs années le métier de forban, dont il se repent et demande pardon à Dieu, au Roy ».  

À l’issue de son procès, sur le sentier en passant le pont qui traverse « la Ravine à Malheur », il dit à ses gardiens : « avec ce que j’ai caché ici, je pourrais acheter toute l’île ».

chemin des anglaisLe soir du 7 juillet 1730 à l’âge de 40 ans. En montant sur l’échafaud,  la Buse jette un papier à la foule en disant: Mes trésors à celui qui saura comprendre”.

Il est pendu « haut et court « à 17h00 devant le parvis de l’église de Saint-Paul.

pendaison de la buseSa tombe est située au cimetière marin de Saint Paul face à la mer derrière la grotte des deux premiers Français, Louis Payen et Pierre Pau, qui débarquèrent sur l’ île de la Réunion en 1663 accompagné de sept malgaches dont trois femmes.

tombe de la buseIl est plus que probable que les restes du pirate ne soient pas dans ce caveau. Sur la photo on peut voir que la pierre tombale est dessellée, sans doute l’œuvre de chercheurs du trésor d’Olivier Levasseur.

Dans le papier jeté par Olivier Levasseur figure un cryptogramme qui n’a toujours pas été décrypté de nos jours.

Le papier lancé dans la foule contenant le cryptogramme a été ramassé par un quidam qui a pris bien soin de le mettre discrètement dans sa poche.

De qui s’agissait-il ? Le papier disparu avec son message.

Il faudra attendre deux siècles plus tard pour que le document réapparaisse, découvert sur l’île de Mahé.

crytgramme de labuseIl est conservé à la Bibliothèque Nationale.

cryptogramme2Le conservateur Charles de La Roncière en a fait une traduction approximative.alphabet du cryptogrammeLe déchiffrement du cryptogramme, si on utilise la traduction  de Charles de la Roncière, il donne le résultat assez énigmatique suivant:

traductionRemarques concernant le cryptogramme

Le Cryptogramme fut retrouvé sur une des îles faisant partie de l’archipel des Seychelles dans l’Océan Indien.
L’île fut découverte par le capitaine Lazare Pinault en 1742. Il la nomma:« Abondance ».
En 1744, sur ordre de Mahé de la Bourdonnais, il retourne sur l’île qui est débaptisée et renommé « Mahé ».

SEYCHELLESLes anglais après avoir conquis Rodrigues, Maurice et la Réunion en 1810 prennent « Mahé » et toutes les autres îles de l’archipel des Seychelles en 1811.
Comme par le plus pur des hasards, en 1923, le cryptogramme est retrouvé sur l’île dans la propriété d’une ressortissante britannique, Madame Savy. Beaucoup de coïncidences ou les anglais sont toujours présents et impliqués.

Le cryptogramme utilise un code proche de celui qu’utilisaient les chevaliers du Temple.

templierscode grille templiersLe cryptogramme utilise ce type de code. Mais en l’état il serait trop facile à décrypter. La Buse ou le quidam qui a rédigé le texte aurait utilisé quelques variantes et subtilités pour brouiller les pistes.

Regardons de plus près ce cryptogramme.

En étudiant le texte on peut remarquer que certains caractères ne sont pas correctement dessinés, alors que les autres sont parfaitement clairs. Serait ce des ratés de plume ou s’agit t’il tout simplement de lettres  de l’alphabet insérées dans le texte comme le A, le D, le O ou le U. Possible.

D’autre part, on peut apercevoir que des . et des / sont glissés entre plusieurs caractères comme dans le code des Francs-maçons.

L’ordre des Francs-maçons a vu le jour en Écosse à la fin du 17 ième siècle pour se propager en Angleterre au début du 18 ième siècle. Il verra le jour en avec les Stuarts et leurs suites, émigrés en France vers la fin du XVIIe siècle.

Son influence s’exercera surtout avec le concours des francs-maçons anglais dans les années 1720.

Une question me vient à l’esprit, John Taylor était il Franc-maçon? Pourquoi pas. Olivier Levasseur était il Franc-maçon…initié par Taylor?

Le code des francs-maçons inspiré par celui des Templiers fut utilisé par les adeptes pour leur commerce et leur correspondance. Ils utilise un code que l’on nomme le « Pigpen »  qui signifie porcherie ou encore « enclos à cochons ».

Pourquoi ce nom?

En fait, les lettres sont contenues dans des boxes comme pour les cochons.

Elles sont de deux types: les boxes en carré et en croix.

Pigpen parc a cochonsLes Francs-maçons utilisent également des points pour remplacer certaines lettres ou mots.

code fm

Si le cryptogramme a été écrit par Olivier Levasseur, mais rien ne le prouve, il connaissait forcément le code  » parc à cochons ».

Les recherches

Depuis 283 années, des recherches sont effectuées dans tout l’océan Indien, les îles Seychelles, les îles Mascareignes, et Madagascar. Les théories plus ou moins farfelues foisonnent mais toutes sont axées sur les recherches du trésor de La Buse.

actes de piraterie de la BuseLes chercheurs du trésor de la Buse

En 1947, l’anglais Cruise-Wilkins étudie le cryptogramme et  jusqu’en 1970,  il a creusé sur l’île de Mahé. A par de vieux pistolets, quelques pièces de monnaie, il ne trouva rien, comme beaucoup d’autres chercheurs de trésors.

Plus près de nous Joseph Tripveau dit Bibique consacra trente ans de son existence à la recherche du trésor dans la « Ravine à Malheur ». Il perdit la raison et se suicida. Durant sa quête, il écrivit un livre: « Sur la piste des frères de la côte ». A la découverte de l’île de la Réunion insolite.

Bibique-Joseph-Tipveau-Sur-La-Piste-Des-Freres-De-La-Cote-Livre-Conclusion

En guise de conclusion, je vais vous livrer mes réflexions personnelles sur cette histoire du trésor d’Olivier Levasseur dit « la Buse ».

Je me base sur les différents récits qui ont été publiés, sur les cartes et la topographie des lieux que j’ai eu l’occasion de visiter il y a quelques années, mais surtout sur un raisonnement logique en essayant de se projeter dans l’époque et dans l’esprit du pirate.

Étude du Cryptogramme de La Buse

Ce message est écrit dans un code simpliste qui est la traduction de l’écriture phonétique du langage parlé de l’époque.

Par exemple : « apre j me » pourrai signifier « après je me »

De nos jours cela ressemble au langage texto créole  utilisé pour les SMS dans l’île de la Réunion.

De plus, il ne faut pas oublier que le langage parlé à l’île Bourbon était le créole.

Ce qui est certain c’est qu’ un mode de chiffrement similaire avait déjà été utilisé par les « Chevaliers du Temple » pour rendre opaque leurs transactions pécuniaires.

Olivier Levasseur n’avait pas fait d’études étant parti très jeune sur les mers avec son père.  Il ne savait sans doute pas écrire correctement. Par contre, s’il n’était pas instruit, il était intelligent, savait manier les instruments nautiques et les cartes.

Il ne faut surtout pas chercher les signes ésotériques du type maçonnique ou templier.

Un pirate est un marin, qui connaît parfaitement le milieu maritime mais qui est complétement hermétique aux subtilités des « choses » terrestres. Il ne touche la terre que par obligation, son domaine est la mer, son raisonnement est le plus souvent pragmatique.

Les pistes qui ne me paraissent pas bonnes et qui peuvent être écartées.

Les pistes de l’ile Sainte Marie, de la baie d’Antongil, de Madagascar

On se souvient que :

–         la baie d’Antongil et l’île de Sainte Marie étaient des repaires de pirates,

–         cacher un trésor dans un lieu grouillant de forbans était risqué,

–         la Buse n’avait plus de navire, le « Victorieux » étant par le fond,

–         il était obligé de proposer ses services comme pilote pour survivre.

S’il avait caché ses trésors dans les parages, il risquait de se faire déposséder par des aventuriers avides de richesses, et il n’aurait pas eu le besoin de travailler pour vivre.

Pour ces différentes  raisons, peut à priori éliminer cette piste .

La piste de Madagascar, pour les mêmes raisons est à écarter.

Les autres îles des Mascareignes

L’ile de France ne se trouve sur la route vers Madagascar car elle est située à l’est de l’île Bourbon et Rodrigues est bien plus à l’est encore. Une escale pour cacher un trésor dans l’une ou l’autre de ces îles est toujours possible avec tout de même une faible probabilité, car cela de nombreux jours de mer supplémentaires avec la menace d’être intercepté par Duguay-Trouin. Nos pirates n’ont qu’une idée en tête faire voile le plus rapidement possible vers l’Ile Sainte Marie repaire des pirates.

Pour les mêmes raisons on peut écarter les îles au nord de Madagascar.

Les meilleures pistes, quelque part sur l’ île de la Réunion

Si Olivier Levasseur à probablement caché son trésor quelque part sur l’île, il est moins sur qu’il existe encore de nos jours, pour plusieurs raisons que j’évoquerai ultérieurement.

Les pistes de l’île Bourbon

pisteRappelez-vous que, le procès terminé Olivier Levasseur fut conduit de Saint- Denis par le Chemin de Crémont à Saint-Paul. En traversant le pont sur la Ravine à Malheur la Buse s’exclama:

« avec ce que j’ai caché ici, je pourrais acheter toute l’île. »

Ce chemin fut la première route de l’île de la Réunion tracé par un dénommé Dumas avant 1730 puis amélioré et pavé par Honoré Crémont.

chemin cremontLe chemin Crémont, relie  l’îlet de la Possession à Saint-Denis  au lieu-dit Saint-Bernard. ll longe le bord de la falaise au pied de laquelle a été construite la route de la corniche. Il passe par le petit îlet appelé la Grande Chaloupe et traverse la Ravine à Malheur.

La « Ravine à Malheur » a été dénommée ainsi suite à un complot de meurtre en 1671 contre le gouverneur Jacques de la Hure. Des porteurs malgaches avaient projetés de faire basculer la chaise du  gouverneur  dans la ravine. Le complot échoua et ce sont les porteurs qui furent précipités dans le vide.

ravine a malheurLes pistes non exploitées

La «  Vierge du Cap » fut remorquée en baie de Saint-Paul pour y être réparée au profit de La Buse. Le Victory était également dans les parages.

Une fois réparée le Victory fut brulé et coulé… dans une baie ? Mais laquelle ?

La bathymétrie de la côte entre Saint Denis et Saint Paul donnaient à l’époque les relevés suivants :

–         pour la baie de Saint-Denis  environ 7 brasses

–         pour  la Grande Chaloupe  et la Possession environ 20 brasses

–         pour la baie de Saint-Paul  environ 10 brasses

Une brasse équivaut à 1,80 mètre environ.

Tout marin qui se respecte ne souhaite pas que son bateau pourrisse dans une vasière ou un cimetière à bateaux, il préfère le bruler ou le couler.

Olivier Levasseur en a fait de même pour le « Victory » et pourquoi ne pas y inclure son trésor dans l’idée de pouvoir le récupérer plus tard.

Si c’est le cas il ne faut pas que ce soit trop profond, pour pouvoir y accéder en apnée, mais il faut aussi qu il y ait suffisamment de fond  pour dissuader les néophytes.

La baie de Saint-Paul est idéale pour ce plan digne d’un pirate.

souffleurLa piste Anglaise

Personne n’a encore songé au capitaine anglais John Taylor l’ancien comparse d’Olivier Levasseur.

Il est tout de même étonnant que cet ancien pirate fut amnistié, sans autre forme de procès et qu’il soit disparu sans être inquiété.

Il savait qu’ Olivier Levasseur avait caché une partie du trésor de la « Vierge du Cap »,  lui même ayant eu sa part, qu’il avait sans doute transporté avec lui dans les Antilles.

Pour acquérir sa liberté n’aurait t’ il pas dévoilé l’ existence de ce trésor aux autorités anglaises.

Pourquoi les britanniques se sont ils intéressés à l’île Bourbon?

Vers la fin des années 1700, ils préparent des plan d’attaque de l’île. En juin 1809, ils débarquent en force sur la côte ouest de l’île.

Pas n’importe ou, mais comme par hasard, à la Grande Chaloupe.

Ils gagnent l’intérieur par le chemin Crémont et ils s’emparent de l’île jusqu’à la capitulation totale le 8 juillet 1810. La Réunion demeura sous le joug britannique jusqu’en 1815.

Le chemin Crémont est aussi appelé le « chemin des anglais ».

Cinq années comme maîtres des lieux suffisent pour trouver un trésor surtout si John Taylor avait communiqué son existence sur l’île.

Je vais vous faire part de mes recherches approfondies sur la piste de la « rusée Albion »
Les hypothèses ne manquent pas et beaucoup de chercheurs se sont cassé les dents à déchiffrer le cryptogramme. D’autres ont parcouru l’île de la Réunion de fond en comble au point d’en perdre la raison. « La recherche de trésors ou d’or rend fou…dit-on ».
Dans certains endroits de l’île en des lieux tenus secrets et difficilement accessibles, des rites vaudou sont encore pratiqués de nos jours. Dans mes randonnées sur l’île, j’ai pu voir certains endroits cachés propices aux rites pas toujours « catholiques ».

lieux secretsLe trésor se trouve sur une île, laquelle, s’agit-il d’une des îles des Mascareignes :
– Bourbon, Bonaparte (La Réunion),
– Madagascar,
– Maurice,
– Tromelin,
– Ou Rodrigues ?

Faut-il encore suivre encore ces pistes comme les moutons du personnage de Rabelais ou de reprendre tout à zéro en effectuant une analyse logique et chronologique découlant du contexte ainsi que des évènements.
Laissez-vous emporter sur cette piste non encore exploitée qui conduit vers une autre île insoupçonnée à ce jour.

Le contexte entre 1700 et 1800
De 1701 à 1714 nous sommes en peine guerre de succession entre la France de Louis XIV contre l’Angleterre de Georges I alliée avec l’ Empire Romain Germanique de Joseph I puis de son successeur Charles de Habsbourg.
De 1756 à 1763, c’est la guerre de sept ans entre les anglais et les français pour la conquête des territoires d’Amérique et ceux des colonies des Indes Orientales. Dans l’Océan Indien, de nombreuses batailles navales eurent lieu.
Philippe d’Anjou, petit fils de Louis XIV, avait accédé au trône d’Espagne de 1700 à 1740, puis ce fut Charles III de 1759 à 1788.
Louis XIV régna sur la France jusqu’à sa mort en 1715. Son petit-fils Louis XV lui succéda jusqu’en 1788.
Au Portugal, c’est Jean V qui avait succédé en 1706 à son père Pierre II. Il régna jusqu’en 1750.

Revenons à la chronologie des faits :
1) Le vaisseau portugais « Nostras Señorita de Cabo » (La Vierge du Cap) en route vers les Indes Orientales doit faire escale en baie de Saint Denis pour effectuer des réparations occasionnées par une tempête.

2) Le vaisseau est attaqué et capturé par deux bateaux pirates :
– Le Victorieux commandé par Olivier Levasseur dit La Buse
– La Cassandra commandé par l’anglais John Taylor

3) La Buse et Taylor rançonnent le Vice-Roi des Indes, mais s’emparent quand même des coffres remplis d’or et de pierres précieuses ainsi que des cadeaux de valeur destinés aux notables indiens. Le tout représentant une véritable fortune. Selon un rapport anglais de l’époque il s’élevait à:
– 500 000 pounds (livres) en bijoux (or et pierres précieuses),
– 375 000 pounds « d’oriental goods » (cadeaux).
Plus d’un milliard d’ €uros. Certains récits parlent même de plus de 4 milliards d’ €uros.

4) John Taylor met les voiles vers le sud de l’Afrique puis les Caraïbes, tandis que Levasseur se réfugie à Madagascar ou il se marie et tente de se faire oublier.

5) En 1729, « La Buse » est reconnu et capturé par le capitaine « l’Hermite » commandant la frégate « la Méduse » et renvoyé sur l’île Bourbon ou il est jugé pour ses actes de piraterie.
6) Le 7 juillet 1730, il est conduit et pendu à St Paul. En montant sur l’échafaud il aurait jeté un bout de papier dans la foule (le fameux cryptogramme).

7) John Taylor navigue dans les Caraïbes puis chassé de toutes parts, en 1723, il se réfugie à Porto Belo au Panama. Le port était alors sous la dominance de l’Espagne. En 1730, il fut reconquis par l’Amiral anglais Edward Vernon.
Vernon avait pour surnom : « Grog ». Pour diminuer la consommation de son équipage en rhum, il eut l’idée de le couper avec de l’eau et comme cette eau était chaude cela devint le « grog » encore utilisé de nos jours pour soigner les maux de gorge.

8) En 1723, John Taylor avait obtenu le pardon du roi d’Espagne en livrant le vaisseau « la Cassandra », 200 esclaves du Mozambique et 1200 piastres par homme.
En 1730, Porto Belo redevenue anglaise, il dut renégocier le pardon du roi d’Angleterre en donnant sa part de butin de « grande valeur en diamants » d’après un récit de capitaine anglais, provenant des pillages et du fabuleux trésor de « la Vierge du Cap ». Il est impensable que durant les négociations il n’ait pas mentionné que l’autre part de butin était encore la propriété de Levasseur et que celui-ci l’aurait caché quelque part dans les Mascareignes.

9) A partir de cette date, les anglais commencent à s’intéresser à ces îles aux mains des français, en particulier l’île Bourbon, devenu île Bonaparte. Ils attaquent Rodrigues au début des années 1800. Cette conquête servira de base à leurs futures conquêtes, puis ils se lancent à l’assaut de l’île Maurice, et enfin en 1809, ils lancent des raids sur la côte Est de La Réunion à Sainte Rose.
10) Saint Paul est attaqué et prise en septembre 1809. Le reste de l’île suivra. Saint Denis capitule en 1910.

11) Les anglais sont les maîtres des lieux pendant cinq années. Ils se retirent du jour au lendemain. Quelles étaient leurs véritables motivations : des bases sur la route des Indes ? Il n’était pas nécessaire de posséder toutes ces îles, une seule suffisait car plus facile à défendre.
Après ces faits, cette chronologie et ces réflexions on est en droit de se poser des questions.
Ne faut-il pas chercher le trésor sur une autre île, bien plus grande, plus éloignée et très puissante ?
Depuis cette époque, ce trésor est sans doute passé dans d’autres mains, transformé, modifié, difficile à reconnaître.
On peut imaginer que ces pierres précieuses ornent une couronne… royale ?
Les rubis, diamants et autres bijoux sont sans doute bien gardés et ne voient jamais la lumière du jour dans une « maison des joyaux ».
De laquelle s’agit-il ?
Cette piste doit être approfondie ?
La vie de John Taylor après la grâce obtenue tout d’abord auprès de la couronne d’Espagne, puis celle du roi d’Angleterre restera assez mystérieuse. D’après le capitaine Jacob de Bucquoy, il se mariera et aura quatre enfants. Il aurait acheté une plantation à Cuba ainsi qu’un navire pour commercer. Il serait décédé en 1744 de façon assez misérable.

Par le passé, toutes les têtes couronnées et les « grands de ce monde » n’étaient pas soucieuses de la provenance des diamants et autres pierres précieuses pour sertir leurs couronnes, spectres ou épées. Quatre cents ans en arrière la traçabilité des joyaux n’existait pas.

Qu’est-il vraiment devenu ? Riche ou pauvre ? Ou est-il décédé ? Il faut peut-être chercher dans la direction de ce pirate qui a du monnayer le pardon de deux grandes puissances, et chose plus rare encore, celui de « la rusée Albion » ?

tombeLes thèses les plus variées sur le cryptogramme et le trésor d’Olivier Levasseur, me font penser à une autre passionnante et mystérieuse histoire qui s’est déroulée dans le sud de la France dans le département de l’Aude en plein pays Cathare.

C’est histoire du trésor du curé de Rennes-le-Château, l’abbé François Bérenger Saunière. Ce trésor dont l’existence n’a jamais été prouvée continu d’entretenir le mythe du « trésor du diable ». Les hypothèses les plus farfelues perdurent encore de nos jours. Comme pour le cryptogramme de la Buse des thèses templières, cathares, franc-maçonniques ou encore de la Rose-Croix, et bien d’autres encore, débordant des imaginations, sont diffusées.

L’abbé Saunière avait été muté à Rennes-le-Château, dans une petite paroisse perdue et très pauvre consacrée à Marie-Madeleine, par l’ Évêque de Carcassonne en punition de ses attitudes non conformes au cadre et au schéma ecclésiastique.

Décédé en 1917, il emporta son secret dans la tombe. Sa bonne Marie Denarnaud qui hérita de tous ses biens, ne révéla rien du pseudo trésor de l’Abbé si ce n’est avant sa mort en 1953, cette phrase sibylline : « les gens d’ici marchent sur l’or, mais ils ne le savent pas ».

Il y a similitude avec la phrase d’Olivier Levasseur se rendant à Saint-Paul pour y être pendu «  haut et court » qui dit en traversant la Ravine à Malheur : « avec ce que j’ai caché ici je pourrai acheter toute l’île ».

Les messages sont clairs, mais sont-ils exacts ou s’agit-il seulement de défit ?

pierre chemin des anglais2

romans bd

bdroman sur la buse

ROMANSÉpilogue

Pour terminer mon récit, voici une nouvelle énigme de l’île de la Réunion.

Un cryptogramme a récemment été retrouvé dans le bas de la rivière de Saint-Denis.

Pour vous mettre sur la bonne piste, le cryptogramme était accompagné de ce texte pour le moins énigmatique:

« C’est grâce aux cochons que vous trouverez le parc  ou vous sera dévoilé ce qui se cache derrière un produit de couleur or ou ambré qui par le passé fut appelé « Bourbon ».

A vous de le décoder

CODE PIGPENLe Dodo oiseau emblématique des Mascareignes a complètement disparu.

dodo3Le dodo

Le « dodo » était l’oiseau endémique des îles Mascareignes natif de l’île de France (Maurice). Il s’agissait d’un oiseau apparenté au pigeon appelé « dontre ».

A contrario du pigeon, le dodo ne pouvait voler car il avait les ailes trop courtes.

Dès l’arrivée des premiers colons, le dontre était une proie facile. Sa chair était excellente, Il fut chassé à outrance au point de disparaître complètement.

DODOQuid de la « doudou » et de la dodo?

Pour les béotiens, les non initiés, je vais vous décrypter le sens de ma  phrase:

« Si le trésor et la dodo ont disparus, la doudou et la dodo lé toujours là »

La doudou

Dans ce texte il ne s’agit pas du nom de la  ferme d’élevage de chèvres laitières de race Alpine, de vaches laitières, ainsi que des chevaux, des ânes, et des lapins située dans l’Essonne appelée « la doudou ».

doudouQuand à la « dodo » et la « doudou », le cryptogramme tiré du code du « parc à cochons » vous a révélé l’énigme.

DECRYPTAGEPar le passé, Il y avait déjà sur l’île un label de bière la « Bourbon »

Quand à la « dodo », les buveurs de bière connaissent bien cette marque spécifique de la Réunion qui fut à l’origine élaborée et brassée par les brasseries Bourbon et commercialisées par  « Pils » sur l’île de la Réunion dans les années soixante (1963). En 1970, elle a changée de nom pour s’appeler « Bourbon », normal car c’était le premier nom de l’île.

DODO LE LAQuand les réunionnais veulent boire une bière, ce n’est pas une Bourbon qu’ils commandent, mais toujours:

« Ba mwen yon dodo siou plé »  ‘(je voudrais une dodo s’il vous plait). Hvala ti (merci)

Si la dodo l’a été mangé , la dodo l’est maintenant bue….

Si l’animal a depuis longtemps disparu, la bière portant son nom n’est pas près de disparaitre, car il y aura toujours des amateurs de houblon et de rhum dans l’ile et ailleurs.

produits la buseAprès avoir parcouru toute l’ile, force est de constater que le trésor de la Buse a bel et bien disparu.

ravineMa quête est terminée, du trésor de la Buse je n’ai rien trouvé, mais j’ai découvert une île pleine de senteurs orientales et de mystères, des lieux sauvages et des paysages magnifiques.

aéroport de saint denis

COMPLEMENTS DU RECIT DE « LA BUSE DE SAINT PAUL »

Etude logique des faits et les réflexions qui en découlent

En étant pragmatique et après une étude des faits, des protagonistes, des lieux, des dates et du contexte, on est en droit de se poser quelques questions pour essayer d’y répondre sans se laisser envahir dans une quête effrénée et utopiste du trésor caché du vaisseau portugais « Notre Dame du Cap » :

1. Avant d’être pendu à Saint Paul, Olivier Levasseur aurait jeté dans la foule qui entourait le gibet, un bout de parchemin qui contenait un texte soit disant crypté. En lançant le fameux cryptogramme, la Buse aurait crié : « Mon trésor à celui qui saura le prendre ! ».
2. Après le pillage et la capture de « Notre Dame du Cap », La Buse reste dans les Mascareignes tandis que son compère le pirate anglais John Taylor s’enfuit vers les Caraïbes.
3. John Taylor, le pirate, obtient la grâce du gouverneur de Panama avec l’aval de la couronne Britannique.
4. la capture de La Buse dans la baie d’Antongil sur l’île de Madagascar.
5. Un cryptogramme est retrouvé comme par miracle sur une île de l’archipel des Seychelles.

Je vais essayer de trouver une réponse logique aux questions posées par cette liste, non exhaustive.

Question numéro 1
Avant d’être pendu, Olivier Levasseur aurait jeté un bout de parchemin dans la foule massée devant l’échafaud en criant : « mon trésor à qui sera le prendre » certains récits mentionnent : « comprendre ».
Je m’étonne qu’un tel message n’ait pas suscité la convoitise de tous les témoins de la scène.
J’imagine une belle empoignade pour essayer de récupérer le fameux billet.
Les pirates avaient pour habitude de dessiner sur une carte la position de leurs trésors cachés avec des indices imagés et maquillés. Ecrire n’était pas courant chez les pirates. Beaucoup avaient débuté très jeune, comme mousse, sur les navires et n’avaient pas fait d’études. Souvent les secrets se passaient dans les tavernes de bouche à oreilles.

Question numéro 2
Après le pillage et sans doute le partage du butin, Taylor mets le cap vers St Paul avec sa frégate « Fantasy ».
La Buse sur la frégate le « Victorieux » remorque le vaisseau « Notre Dame du Cap ». Il met quatre jours à rallier Taylor à St Paul après avoir effectué un mouillage quelque part entre la rade de St Denis et Le Port soit disant pour récupérer un arbre pour en faire un mât. Les mouillages n’étaient pas aisés sur cette côte, à part vers La Possession.
La Buse avait tout le temps de cocher son butin, mais je vois mal le pirate abandonner son trésor sachant qu’il va faire route vers le canal de Mozambique et l’île de Madagascar. Ce n’est pas logique.
Ils attaquent et capturent le « Ville d’Ostende » en baie de St Paul. Un équipage de prise est envoyé à bord, mais les pirates seront maîtrisés par les membres de l’équipage et le navire libéré pourra reprendre sa route.

Question numéro 3

Après avoir navigué de conserve dans le canal de Mozambique, ils font une escale à Maputo. Sans doute pour ravitailler en eau et produits frais.
En décembre 1721, au sud-ouest de Madagascar ils capturent la frégate « Duchesses de Noailles ». La « Duchesse de Noailles » navire de la Compagnie des Indes Orientales était une frégate légère de 180 tonneaux portant 16 canons commandée par le capitaine Platel. La prise étant sans valeur à leurs yeux, uniquement des esclaves, le navire est incendié et coulé. La puissante compagnies des Indes Orientale basée à Port Louis face au port de Lorient n’a pas du tout apprécié cette perte et a juré de mettre fin aux agissements de piraterie de La Buse.
En 1722, Taylor, qui sent l’étau se resserrer, met le cap vers l’Atlantique et les Caraïbes tandis que La Buse remonte la côte est de Madagascar vers le nord jusqu’à la baie d’Antongil qui offre un mou auprès du gouverneur de Porto Bello.

Il est amnistié en 1723 par le gouverneur de « Puerto bello » en échange de son bateau le « Fantasy » ex « Cassandra » et comment ne pas y penser une partie du pillage, environ 20 000 pièces d’or et d’argent, effectué sur le « Nossa Senhora do Cabo » à Saint Denis en 1721.
Je pense également qu’il aurait pu « dénoncé » son compère La Buse en échange de la « Charte de Clémence ».
Après cet épisode de Porto Bello, John Taylor disparu totalement des radars. On n’a plus entendu parlé de lui, on ne connaît ni le lieu sa retraite ni la date de son décès.

Cela fait penser, à ce qui se passe de nos jours en ce qui concerne les « repentis » qui informent la police en dénonçant leurs anciens camarades malfrats ou mafieux. Pour les protéger des représailles, la justice leur donne une nouvelle identité et un nouveau lieu de résidence, le plus discret possible.

Il est possible que John Taylor ait refait sa vie dans les Caraïbes sous un autre nom.

Question 4

En 1722, La Buse remonte la côte est de Madagascar vers le nord jusqu’à la baie d’Antongil qui offre un mouillage sur.
Il séjourne avec une partie de son équipage sur l’île Sainte Marie ou ils mènent grande vie.
Le « Victorieux » se serait échoué sur un banc de sable dans les parages et aurait coulé, mais rien ne le prouve.
De 1722 à 1729, Olivier Levasseur dilapide son or à tel point qu’il est obligé de travailler pour subvenir à ses besoins. Il occupe la fonction de pilote de port. Ce travail honnête va être la cause de sa perte.
En 1729, la frégate « La Méduse » de la Compagnie des indes Orientale partie de Port Louis le port de Lorient le 30août 1720 se présente à l’embouchure de la baie.
« La Méduse » était une frégate de 350 tonneaux armée de 30 canons.
Cette frégate n’a rien à voir avec la « Méduse » qui s’échoua sur le banc d’Arguin au large de la Mauritanie devenue célèbre par le tableau de Géricault, « le Radeau de la Méduse ».

La Buse monte à bord pour guider le navire à travers les hauts fonds. Le capitaine Dhermitte, commandant de la frégate reconnaît le pirate et le fait mettre aux fers.
Le navire met le cap vers la Réunion ou le pirate est remis entre les mains de Pierre Benoit Dumas, gouverneur de Bourbon.
Sans bateau et sans argent, La Buse n’avait aucune chance de négocier le pardon du gouverneur. Celui ci était sans pitié, il venait de mater peu de temps auparavant la rébellion des esclaves, « les marrons ».

Question 5
En 1923, un cryptogramme entreposé chez un notaire de l’île de Mahé dans l’archipel des Seychelles est mis à jour. Il appartient à une dénommée Rose Savy qui l’avait reçu de son neveu.
Tout ceci est mystérieux, car le cryptogramme ne sera dévoilé que 11 ans plus tard par Charles Germain Bourel de la Roncière dans son livre « le flibustier mystérieux, histoire d’un trésor caché ».

Charles de la Roncière né à Nantes en 1870 et décédé à Gourin en 1941.

En plus d’être écrivain prolifique, il fut chercheur et conservateur à la Bibliothèque Nationale.
Ses principaux ouvrages sur le sujet sont : « Nègres et Négriers », « Bougainville », « l’Apogée de la Guerre de Course ».

Y a-t-il un rapport quelconque entre le cryptogramme de madame Savy et le papier lancé par Olivier Levasseur le jour de son exécution, je ne le crois pas.
Ce document qui apparaît miraculeusement dans les pages d’un livre me fait penser à une autre histoire de trésor, celui de l’Abbé Saunière.
Le curé de Rennes le Château aurait également trouvé un document crypté dans un des piliers de l’autel de son église.

Le cryptogramme est un des stratagèmes utilisé par les écrivains pour donner du pigment à leur histoire en lui donnant un soupçon de véracité.
En fait le but principal est surtout de vendre les livres.

Dans le cryptogramme il est question de pigeons, serait ce un clin d’œil à ceux qui essayent de décrypter le parchemin.

Pour conclure, je souhaite bien du courage à tous les chercheurs du trésor de La Buse, mais ils ont toujours le droit de rêver…c’est comme pour le Loto.

L’île de la Réunion et les autres îles des Mascareignes sont des immenses champs de fouilles comparé à la colline de Rennes le Château qui fut transformée en gruyère à tel point qu’il fut nécessaire de promulguer des arrêtés municipaux pour faire cesser les forages.

Mais des questions subsistent :
– Où se trouve l’épave du « Victorieux » ex « Notre Dame du Cap » ?
– Qu’est devenu John Taylor ?

Ce sont là des pistes qu’il faut creuser pour perpétuer la « légende de La Buse ».

Jean Claude Quideau
Octobre 2017

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14 réflexions au sujet de « La Buse de Saint Paul »

  1. Voici un nouveau récit basé sur la piraterie maritime qui de tous temps à existé et qui perdure encore de nos jours.
    Dans cette histoire, le trésor du pirate Olivier Levasseur n’a jamais été retrouvé depuis 1730, ce qui en fait son charme.
    De nombreux adeptes de trésors continuent leurs recherches dans tout l’Océan Indien.
    J’espère que vous serez aussi passionné par ce récit et par le charme de l’île de la Réunion.

    Jean Claude Quideau

  2. Jean,
    merci pour votre gentil commentaire qui me touche beaucoup.
    Les histoires d’anciens pirates ont toujours fait partie de l’imaginaire et elles font rêver les enfants comme les grandes personnes.
    Tout le monde connaît les romans comme « l’île aux trésors » de Stevenson ou « l’île aux pirates » ou plus près de nous, la fameuse série culte de « Pirates des Caraïbes ». Les B.D. sont également prolifiques avec Hergé dans les aventures de Tintin : « le trésor de Racklam le rouge », ou encore, « le secret de la Licorne ». Les magnifiques B.D. de Patrice Pellerin : « Escales d’un corsaire »et la série « l’Épervier »

    Déchiffrer et découvrir le trésor d’Olivier Levasseur dit « La Buse » passionne encore certains chercheurs à des degrés plus ou moins grands.
    Ce n’est malheureusement plus le cas pour les pirates actuels qui sévissent en Somalie, dans le golfe de Guinée dans le détroit de Malacca qui sont les principaux points chauds de la piraterie.
    Les pirates somaliens qui arraisonnent les navires en océan indien et dans le golfe d’Aden sont en fait de « pauvres types, anciens pêcheurs » manipulés par des chefs de bandes sans scrupule attirés par l’appât du gain et pour financer leurs activités terroristes.
    Les trois principales motivations des pirates somaliens :
    – La misère
    – L’argent
    – Le terrorisme
    Le week-end du 5 et 6 avril 2008, j’étais « Officier de Permanence » au Centre de Conduite des Opérations du Ministère de la Défense lors de la prise du Ponant par les pirates somaliens. Un peu plus tard, J’ai réalisé un document et effectué des conférences sur le thème « la piraterie maritime, du mythe à la réalité, du temps des forbans à celui des truands des océans ».
    Un jour peut être sur mon site ?
    Si vous aimez les histoires de mer du XVIII ième siècle, je vous invite à lire mon dernier récit : « Yann de Langoguen, pilotin sur le fantasque »

    Cordialement

    Jean Claude Quideau

  3. Bonjour,
    Bravo pour ce récit sur le Pirate LA BUSE, ses péripéties, et pour avoir retracé succinctement l’histoire de la piraterie dans cette région de l’océan indien, la Réunion dont je suis attaché de cœur depuis 25 ans et y est résident depuis 1 an.
    Je suis étroitement passionné par ces pirates de l’océan indien, et surtout LA BUSE depuis une dizaine d’années. Je n’y cherche pas le trésor, car comme vous le dites, il du depuis finir entre les mains d’autres pirates, ou pourquoi pas chez les British… je n’avais pas pensé à cette hypothèse. J’ai visité 3 fois depuis 1990 à nos jours Maurice, et récemment l’île Rodrigues. Ses îles restent enchanteresses malgré les progrès technologiques, mais Rodrigues la plus vieille et plus petite des îles, gardent encore cette authenticité. Si vous êtes résident de l’île de la Réunion, on pourrait s’entrevoir à mon repaire de pirates, voici mon adresse mail : oceanseb@hotmail.fr.
    Bien cordialement.
    SEB

    PS : Peut-être PB de date :
    Dugay Trouin est né à Saint Malo en 1693, il devient capitaine de navire corsaire à 18 ans.
    En 1697, il est nommé Capitaine de Frégate et navigue comme officier supérieur de la Royale dans la mer des Mascareignes. (Capitaine, il aurait 4 ans).

    Et le montant du trésor de LA BUSE : plutôt basé en Francs au lieu d’euros.

  4. Bonjour,
    Merci pour votre gentil mot.
    Je n’habite pas la Réunion, mais j’y ai de la famille.
    J‘ai corrigé mon erreur de date de naissance pour Duguay Trouin (1673). Capitaine de Frégate à 24 ans 1697.
    En ce qui concerne la piste « British », je continue de creuser dans cette direction. en rajoutant mes observations. dont voici quelques extraits:
    Le trésor se trouve sur une île, mais s’agit-il d’une des îles des Mascareignes :
    – Bourbon (La Réunion),
    – Madagascar,
    – Maurice,
    – Tromelin,
    – Ou Rodrigues ?
    Faut-il encore suivre encore ces pistes comme les moutons du personnage de Rabelais (Panurge) ou de reprendre tout à zéro en effectuant une analyse logique et chronologique découlant des évènements.
    Par le passé, toutes les têtes couronnées et les « grands de ce monde » n’étaient pas soucieuses de la provenance des diamants et autres pierres précieuses pour sertir leurs couronnes, spectres ou épées. Quatre cents ans en arrière la traçabilité des joyaux n’existait pas.
    L’île où se trouve le trésor est peut-être à des milliers de kilomètres des Mascareignes ?
    Cordialement
    CF JC Quideau

  5. bonjour,
    un beau récit compréhensif et rempli de rêves et de mystère? actuellement en Master 2 tourisme à la Réunion, je souhaiterais réaliser mon mémoire, sur les routes thématiques comme outil de valorisation d’une destination et me concentrer sur une éventuelle route de la buse ! vos textes me seront surement d’une grande aide. si éventuellement vous souhaitez y contribuer.
    emilie.lauret.974@gmail.com

    COrdialement.

    • Bonjour,
      Je suis heureux que ce récit vous ai plu. Mon seul but est de faire partager mes nombreuses expériences maritimes ainsi que mes voyages aux quatre coins du globe.
      Ce sera avec plaisir si je peux vous aider dans la rédaction de votre master2 de tourisme.
      En ce qui concerne Olivier Levasseur dit la Buse, il est parti de Calais vers la mer des Mascareignes ou en tant que pirate il a navigué,tué et volé, pour terminer son existence au bout d’une corde à Saint-Paul dans l’île de la Réunion.
      Pour garder une part de mystère je mettrai comme titre:
      « Routes et vols de la Buse dans les Mascareignes »

      Cordialement

  6. Belle histoire, bien documentée et agrémentée de nombreuses anecdotes, un vrai régal à lire.

    Pour ma part j’étais dans l’océan indien en 1972, à cette époque j’étais officier radio sur un caboteur malgache le « Ville de Morondava » et j’ai pu rencontrer quelques marins qui se trouvaient à bord des vaisseaux de mission « Mascareignes ».

    Un bond en arrière de 45 ans, puisque j’ai fêté mes 20 ans entre Madagascar et la Réunion.
    Dans mes souvenirs il y a le « Du Petit Thouard » qui nous a aidé à circonscrire un incendie à bord alors que nous étions à quai à Tuléar.

    Lorsque quelques temps plus tard nous étions en cale sèche à Diégo Suarez, j’ai retrouvé Le DPT et la Bourdonnais, je n’ai qu’un vague souvenir du Tartu et de la Saone mais j’ai sans doute sympathisé et fait quelques bordées avec des membres d’équipage car à Diègo lorsque l’escale était assez longue on profitait aussi de nos journées pour aller passer le permis de conduire (chez Sadak) et le valider ensuite en métropole..

    A l’issue de mon contrat avec les malgaches je suis rentré en France pour faire mon Service National à Brest embarqué sur le « Du Chayla  » et pour terminer, en sortie de grand carénage, sur le Du Petit Thouard …. avant de repartir dans dans la marine marchande.

    En tout merci d’avoir ravivé quelques souvenirs

    PM

    • Bonjour,

      Merci pour votre sympathique commentaire concernant mon récit « La buse de St Paul ».

      Dans votre parcours, j’ai noté que vous avez effectué votre service militaire sur des bateaux de la Marine Nationale ou j’ai eu l’occasion d’être affecté au cours de ma carrière.
      L’escorteur d’escadre (Bâtiment Lance Missiles) « Du-Chayla » en 1971-1972 comme Second-Maître Détecteur-SENIT (Système d’Exploitation des Informations Tactiques).

      Avec un camarade, nous préparions à la mer, dans le local calculateur, le concours du Brevet Supérieur de Détecteur.
      Nous avons été admis tous les deux pour le cours qui débutait à St Mandrier en octobre 1972.
      A l’issue du BS, j’ai suivi le cours de SENIT supérieur et j’ai été affecté sur l’escorteur d’escadre La Bourdonnais à Toulon.
      J’ai quitté le La Bourdonnais en 1976 après la mission « Sargasses ».

      Comme vous avez fait Madagascar, vous devez sûrement connaître la fameuse chanson « Adieu Diego » écrite suite au départ de la marine Nationale de Diego Suarez le 26 juin 1975.
      « Adieu Diego, nous n’irons plus »
      « Au Tanembo le soir venu »
      « Pour y chiquer une anisette »
      « Avec cent sous de cacahuètes »

      Bien cordialement

      Capitaine de Frégate (H)

      Jean Claude Quideau

  7. bonsoir a vous un très jolie récit quant a se fameux de trésor de la buse je pense que ses une perte de temps pour moi entre sont équipage comme le veux la tradition et surtout se John Taylor qui pour il savais très bien ou il était donc si ont comprend bien ton récit se fameux trésor a était partage depuis long-tant mes en tout qu’a se récit et je pense bien plus réel que d’autre mes un vrais pirate ne laisse rien aux hasard un beau récit et rempli de rêves et un grand mystère qui était les pirate méconnus a notre époque merci

    • Felix, bonjour,
      Merci pour votre commentaire.
      j’ai rajouté à la fin du récit un complément « Etude logique des faits et les réflexions qui en découlent » qui se veut objectif et pragmatique des faits, des protagonistes, des lieux, des dates et du contexte.
      On peut se poser quelques questions et essayer d’y répondre sans se laisser envahir dans une quête effrénée et utopiste du trésor caché du vaisseau portugais « Notre Dame du Cap ».
      Personne ne semble s’intéresser à John Taylor, qui détient sans doute une partie de la vérité.
      A suivre, cordialement.
      JCQ

      • bonsoir a vous et merci de votre raiponce pour moi il et claire que les pirates se partage le butin mes se John Taylor reste un vrais mystère la seul chose que long ses il a donne une très grosse somme aux Roy d’Angleterre et aux Roy d’Espagne pour sa liberté et ne plus être recherche et cette pas une petite somme d’argent donc mes je suis avec un grand intérêt sur vos recherche je pense juste que si ile bourbon a cette époque a était repris par les anglais cette pas pour rien a mon sens je vous suis dans votre quête de vérité cordialement Felix

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