Le « Kermoko »

LE KERMOKO… KEZAKO ?

Composé du préfixe « ker » et du suffixe « moko », ce terme  vient du breton  « ker» (caer) qui signifiait : « endroit, clos ».
Par extension, la signification s’est transformée en lieu habité, puis village et enfin le « chez soi », la maison.

Le « moko » est un tambour sacré de bronze dont la conception et la décoration proviennent d’Asie (Viêt-Nam, de Java ou de Chine).

Le « moko », en provençal, « em’ oquo » qui signifie « avec ça » est une expression populaire utilisée par les méridionaux pour ponctuer leurs phrases.

« Pépé le Moko » est aussi un film de 1937, réalisé par Julien Duvivier avec Jean Gabin.Par extension le « moko » , en argot maritime désigne le matelot méridional et plus particulièrement le matelot Toulonnais.

Il y a de cela quelque temps déjà, dans une de mes affectations dans la Marine Nationale, au cours d’une inspection, le Préfet Maritime de la Méditerranée, s’arrête devant moi et me demande quel fut mon pédigrée ainsi que mon  parcours dans la Marine.

Après avoir entendu ma réponse,  il me dit de but en blanc:

« Tu es donc un Kermoko… »

Pris de court, je n’ai rien répondu.

Avec du recul j’aurai pu dire;  » Yes I am « 

J’ai donc compris qu’un « Kermoko » était par définition un marin qui a quitté sa Bretagne natale, son village, sa maison son « ker » pour descendre dans le midi pour s’installer dans le sud dans la région de Toulon ( Port la Montagne ) au pays des « Mokos ».

https://lesconilquideau.wordpress.com/port-la-montagne-les-marins-du-faron/?preview_id=5403&preview_nonce=172fbfd050&_thumbnail_id=-1&preview=true

 

 

Mais le plus souvent, après avoir bourlingué sur toutes les mers,

De l’équateur au cercle polaire,

Le « kermoko » revient toujours vers son « ker ».

Jean Claude Quideau

 

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