Un bigouden à la découverte du Far-West

bigoud decouverte du far-westDans ce nouveau récit, je ne vais pas vous raconter l’épopée de la Conquête de l’Ouest « how the West was  won » que tout le monde connais par le biais du cinéma de John Ford, Henry Hathaway et Georges Marshall qui est une fresque historique qui couvre cinquante ans d’histoire des États-Unis entre 1839 et 1889 avec des acteurs célèbres et archi-connus comme  John Wayne ,Grégory Peck, James Stewart , Georges Peppard et Henri Fonda.

usa 4Ni trop m’ appesantir  sur la guerre de l’indépendance des États-Unis, maintes fois racontées dans les films  tels que:

– « the spirit on 76 » de Francis Boggs en 1908

– « Sons of liberty » de Michael  Centez en 1939

-« John Paul Jones » de John Farrox en 1959

-« Révolution » de Hugh Hudson en 1986 avec Al Pacino

films1film2La phrase de John Paul Jones commandant l’USS « Bonhomme Richard » vaisseau de 42 canons, navire offert par la France, dans son combat contre le HMS « Serapis » de 50 canons du capitaine Pearson en 1779 est restée célèbre:

John_Paul_Jones,_naval_hero« I have not yet begun to fight » ( je n’ai pas encore commencé de tirer) alors que le capitaine anglais  lui intimait l’ordre de se rendre. Depuis ce combat,John Paul Jones, fut respecté par tous les capitaines français, il est nommé « Chevalier » et décoré par Louis XVI. Les anglais le considérait comme un pirate. Il est devenu un héros américain de la guerre navale pour l’indépendance.

John Paul Jones, est né en Écosse  en 1749.

En juillet 1792, il est retrouvé mort dans son appartement de la rue de Tournon à Paris.

Il est enterré dans le cimetière Saint-Louis, qui appartenait à la famille royale française. Grâce à la généreuse donation d’un admirateur français, François Simmoneau, ancien commissaire du Roi, qui offre alors la somme de 460 francs, le corps de Jones est préservé dans l’alcool et enseveli dans un cercueil de plomb « dans l’éventualité où les États-Unis décidaient de réclamer ses restes, ceux-ci pourraient être identifiés plus facilement ».

Quatre ans plus tard, le gouvernement révolutionnaire vend le terrain et le cimetière est oublié. Le terrain sera par la suite transformé en jardin public.

JPJ portraitEn 1899, une mission américaine est envoyée à Paris pour retrouver les restes de John Paul Jones, les identifier et les rapatrier. En 1905, après six ans de recherches, l’ambassadeur américain en France, le général Porter, ancien aide de camp du général Grant, retrouve le lieu de l’ancien cimetière Saint-Louis, qui est devenu avec les années un terrain vague, rue de la Grange aux Belles dans le dixième arrondissement de Paris. En février 1905, les recherches sont organisées pour retrouver le cercueil de plomb. Cinq cercueils sont finalement exhumés. Le troisième, sorti de terre le 7 avril 1905, sera par la suite identifié comme étant celui de John Paul Jones. L’identification est réalisée par une autopsie, et une comparaison de son visage avec son buste réalisé par François Houdon en 1781.

En 1906, les restes de John Paul Jones sont rapatriés aux États-Unis à bord de l’USS Brooklyn.

En 1913, le  cercueil de John Paul Jones est déposé dans un majestueux sarcophage de marbre et de bronze rappelant celui de napoléon Bonaparte aux Invalides à Paris.

Le sarcophage est visible dans la chapelle de l’Académie Navale  d’ Annapolis dans le Maryland.

sarcophage JPJLes films les plus récents:

– « the patriot » de Roland Emmerich en 2000 avec Mel Gibson superbe fresque de cette époque.

films usafilm3Dans le film « The Patriot », on peut voir l’acteur français Tcheky Karyo, incarner l’officier français, Jean Villeneuve, qui se bat aux côté des patriotes et de Mel Gibson. Si ce personnage est fictif, un français du nom de François Maurice de Barnaud de Villeneuve à bien combattu aux côté des insurgents durant la guerre l’indépendance des États-Unis.

Jean villeuneuveDans ce récit, je vais vous raconter l’histoire méconnue de ces marins  bretons qui participèrent à la naissance des États-Unis et à son indépendance tout en vous faisant voyager dans l’immensité du continent américain par le biais de textes agrémentés de photos personnelles de cet ouest lointain « The Far West ».

Quelques grandes lignes de cette lutte pour l’indépendance

Cette guerre prend sa source en 1756 dans les combats qui opposèrent les français et les anglais en Amérique du Nord.

Ce conflit est connu sous le nom de « french and indian war » ou « guerre de sept ans ». Cette guerre eut pour effet de vider les caisses du gouvernement britannique qui pour les renflouer votèrent toute une série de taxes aux treize colonies américaines signées par le roi George III. Les plus connues de ces taxes qui mécontentèrent les colons sont les suivantes :

–         sugar acts (taxes sur le sucre) en 1764

–         quartering acts (obligations de logement et de nourriture des soldats anglais)

–         stamps acts (taxes sur les timbres) en 1765

–         tea acts (taxes sur le thé) en 1773

actsLe document ci dessus donne l’ explication, les causes et les effets de ces taxes.

C’est en fait pour sauver la « Compagnie Indienne de l’Est » que ces taxes furent promulguées.

La compagnie possédait des stocks importants de thé qu’elle ne pouvait plus écouler en Grande-Bretagne. les colons, en particulier ceux de Boston, refusèrent de payer.

Le 16 décembre 1773, déguisés en indiens Mohawak (trois compagnies de 50 hommes) prirent d’assaut les trois navires chargé de 342 ballots de thé et les jetèrent par dessus bord dans le port de Boston.

Les « dissidents » de ce coup de force furent appelés les « Tea-Party » . Appellation qui perdure encore de nos jours pour désigner les petits partis politiques des États-Unis.

Le treize colonies refusèrent de payer les taxes et proclamèrent leur indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne  le 4 juillet 1776. Thomas Jefferson fut chargé de rédiger le texte.

JeffersonLes anglais les déclarèrent « insurgés » (insurgents) ou « patriotes » (patriots).

La France joua un très grand rôle dans cette guerre d’indépendance  et cela dès la proclamation d’indépendance en 1776 en fournissant des armes aux patriotes.

Le marchand d’armes n’était autre que Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, écrivain, musicien, philosophe, qui servait de paravent à un homme d’affaires redoutable. Il possédait une flotte de navires marchands.

beaumarchaisIl envoya dès 1776 aux « insurgents » treize navires remplis d’armes et de poudre. Pour la petite histoire, il ne fut jamais payé pour ces livraisons. Le trafic d’armes a toujours été et restera un marché compliqué et à risques (voir sur le site, le récit du « loup de mer »).

La France s’engagea ouvertement et officiellement en 1778.

Le conflit était ouvert et ne s’acheva que par la déroute totale des armées britannique à Yorktown et par le traité de Versailles qui s’en suivi le 3 septembre 1883. Les britanniques totalement vaincus, durent reconnaitre l’autonomie des États-Unis.

Un américain a grandement participé au rapprochement des « insurgents » avec la France. Cet homme d’État est Benjamin Franklin né à boston en 1706 et décédé à Philadelphie en 1790.

En octobre 1776, il embarque sur le vaisseau « Reprisal » pour la France.

En décembre 1976, il débarque à Auray dans le petit port de Saint-Goustan.

st-goustan2Pourquoi ce petit port perdu au fond de la rivière du Loc’h près d’Auray dans le Morbihan. Mystère ?

benjamin franklinbenjamin franklinBenjamin Franklin débarque débarque à Saint Goustan (dessin de Patrice Pellerin)

FranklinBenjamin Franklin, se rend compte qu’en dépit du désir des Français d’obtenir une revanche sur la Grande-Bretagne,de la sympathie que la cause Américaine suscite, la France hésite à s’engager dans la guerre tant la situation des « patriots » est vulnérable.

En février 1778, , après la nouvelle de la défaite britannique de Saratoga  Franklin parvient à signer un accord avec la France. La reconnaissance auprès de Louis XVI de la nouvelle République est acquise, ainsi que l’alliance militaire et économique. La mission diplomatique de Benjamin Franklin est un succès.

En 1783, Adams, Jay et Benjamin Franklin, signent pour les États-Unis le traité d ‘Indépendance qui met fin à la guerre.

bretons1Illustrations de Patrice Pellerin auteur des superbes bandes dessinées historiques de la marine du XVIII siècle.

pellerinL’escadre de l’amiral de Grasse se prépare dans le port militaire de Brest. Elle appareillera le 22 mars 1781 à travers l’océan Atlantique en direction des côtes américaines.

drapeaux us breizPlus de 20 000 bretons, soldats et marins, participèrent aux différents combats sur terre et sur mer.

2000 d’entre eux ne sont jamais revenus en Bretagne, ils reposent en terre américaine ou dans l’eau glacée de l’ Atlantique nord.

Les bretons ne furent pas les seuls à s’embarquer pour délivrer les Amériques du joug des anglais. Le vendéen François Athanase Charette de la Contrie né le 2 mai 1763 à Couffé s’embarqua comme Lieutenant de vaisseau sous les ordres de l’amiral Comte de Guichen pour prendre part aux campagnes d’Amérique.

Son histoire, peu banale est magnifiquement mise en scène dans le spectacle époustouflant du Puy du Fou: « Le dernier Panache ».

le-dernier-panache

Le plus célèbre et le plus connu de ces intrépides qui traversèrent l’Atlantique fut Marie-Joseph, Paul, Yves,  Roch, Gilbert du Motier né le 6 septembre 1757 à Chavaniac.

la_fayette_genealogieMême s’il est né en Auvergne, Gilbert du Motier est breton de par sa mère, Marie Louise Julie de la Rivière aristocrate bretonne fille du seigneur de Ploeuc en Côtes-d’Armor.

Gilbert du Motier n’est autre que le marquis de Lafayette.

Gilbert du Motier marquis de La Fayette

La Fayette vend son domaine breton de Ploeuc pour financer l’achat de « la victoire », un navire de 200 tonneaux, ainsi qu’ une cargaisons de 6000 fusils pour les « insurgents ».

Le 17 avril 1777 il appareille avec quelques fidèles pour le continent américain.

La Fayette sait très habilement rendre populaire la cause des « Insurgents » et son expédition américaine auprès de l’opinion publique en France.

De retour aux États-Unis en 1780 à bord de la frégate de 34 canons  ‘l’Hermione » , il reçoit de George Washington  le commandement des troupes de Virginie.

hermione6La Fayette avec les troupes de George Washington et du comte de Rochambeau, commandant le corps expéditionnaire français de 6 000 hommes encerclent les  troupes britanniques du marquis Charles Cornwallis à Yorktown. Ils remportent la victoire décisive de Yorktown le 17 octobre 1781.

Comme l’a dit Gilbert du Motier marquis de La Fayette : « Aucun obstacle, aucun mécompte aucun chagrin ne me ralentit dans le but unique de ma vie, le bien être de tous, et la liberté partout »

Avec Lafayette, Rochambeau, de Grasse  furent les principaux  artisans de la victoire des patriotes sur terre comme sur mer.

L’ Hermione la « frégate de la liberté »

hermione7Ci dessous le lien avec un petit film de l’ Association Hermione-Lafayette relatant les étapes de la construction de la réplique de l’Hermione à Rochefort.

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Avril 2015, le grand retour de l’Hermione aux États-Unis d’Amérique

Le 18 avril 2015,  l’Hermione a appareillé de la Rochelle pour traverser l’Atlantique à la voile comme l’avait fait Lafayette en 1780.

La réplique de la fameuse frégate de Lafayette

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La frégate Hermione était une frégate rapide de 64 mètres de longueur, véritable bateau de chasse aux navires pirates. Elle fut construite à Rochefort en 1777, admise au service actif en 1779.

hermione

Le 21 mai 1780, la frégate avec à son bord Lafayette arrive à Boston avec des renforts francais.

Lafayette est considéré par les américains comme un héros. une ville des USA porte son nom. La ville de Lafayette en Virginie à été fondée en 1821.

carte_lafayetteC’est la capitale du pays Cajun, qui compte aujourd’hui 112 000 habitants. Elle est située à 210 km de New-Orléans.

La marine américaine donna son nom à trois de ses navires. Le congrès envisage de baptiser un quatrième bateau du nom du marquis.

LafayetteLa triste fin de la frégate Hermione

Le 20 septembre 1793, commandée par le capitaine de vaisseau Martin s’échoua sur les roches du plateau du Four devant le Croizic. La coque transpercée, l’équipage l’abandonna et le navire fut perdu.

lieux du naufrage de l'hermioneAprès plusieurs saisons de fouilles, on retrouva l’ancre et trois canons de la frégate qui sont exposés au château des Ducs de Bretagne à Nantes.

Jean Baptiste Donatien de Vimeur, vicomte de Rochambeau

rochambeau-statueMoins connu que Lafayette, il est considéré par les américains comme le grand stratège qui a permis la victoire de Yorktown et la capitulation des anglais. Né à Vendôme, en juillet 1725.

En 1779, Louis XVI le nomme commandant du corps expéditionnaire qui part au secours aux « insurgents ». Il participera de manière déterminante à la bataille de Yorktown aux côtés de Georges Washington

Statue du sculpteur Hamar dans le square Lafayette à Washington, près de la Maison Blanche. Il existe d’autres reproductions: Newport, New York (King Park) et Vendôme.

rochambeau3Peinture de Louis-Charles-Auguste Couder qui figure au musée de Versailles

Sur cette toile on peut voir au centre à côté de Washington, Rochambeau qui fait un geste du bras droit . La Fayette se trouve au second plan derrière l’épaule gauche de Washington.

François Joseph Paul, marquis deTilly, comte de Grasse

François-Joseph-Paul-comte-de-Grassede Grasse est né le 13 septembre 1722 au château des Valettes à Bar-sur-loup dans les Alpes-Maritimes. Il est décédé le 11 janvier 1788 au château de Tilly dans les Yvelines.

En 1781 il est nommé par Louis XVI, commandant la principale escadre française envoyée au secours des patriots.

Il met son pavillon sur le vaisseau de premier rang « Ville de Paris ». Ce navire de 54 m de longueur était équipé de 104 canons de 8, 12, 24 et 36 livres dans la batterie basse.

vaisseauL’escadre forte de 20 vaisseaux, de 3 frégates et d’une centaine de navires transportant 3 200 hommes de troupe appareille de Brest le 22 mars 1781.

Le 15 septembre 1781dans l’estuaire de la rivière Chesapeake, l’amiral comte de Grasse bat la flotte britannique de l’amiral Graves qui avait mis sa marque sur le vaisseau HMS « London » de 98 canons.

L’escadre de l’amiral de Grasse était forte de 25 navires dont quatre vaisseaux de premier rang et 21 frégates.

CHESAPEAKETableau du combat naval de Chesapeake les vaisseaux « ville de Paris » de de Grasse et  » l’Auguste » de Bougainville en pleine action en septembre 1781.

Image3L’amiral anglais Graves qui commandait une flotte de 19 navires avait sous ses ordres deux autres amiraux:

– Le vice-amiral Hood qui se trouvait sur le vaisseau HMS « Barfleur » de 98 canons,

– le contre-amiral Francis Drake qui avait mis sa marque sur le vaisseau HMS « Princessa » de 70 canons. Drake était considéré par les britanniques comme un héros et par les espagnols comme un pirate.

Le succès de de Grasse  a contribué à la victoire décisive de Yorktown.

De_Grasse_in_Saint_RochEn 1786, le Congrès américain lui offre 4 canons pris à Yorktown et le 21 juillet 1786 Louis XVI l’autorise à les placer sur son domaine devant son château de Tilly ; sur chacun d’eux on pouvait lire : « Pris à l’armée anglaise par les forces combinées de la France et de l’Amérique à Yorktown, en Virginie, le 19 octobre 1781 ; présenté par le Congrès à S.E. le comte de Grasse, comme un témoignage des services inappréciables qu’il a reçus de lui dans cette mémorable journée ».

Tilly_Plaque_commémorative_Amiral_de_Grasse

comte de grasse3Un autre marin francais a eu également un rôle dans la bataille de Chesapeake, mais ses actions et ses décisions sont sujet à caution.

Jean Baptiste Charles Hector, comte d’Estaing

destaingJean Baptiste Charles Henri Hector, comte d’Estaing, est né au château de Ravel dans le Puy de Dôme en 1729. Il fut guillotiné à Paris en 1794.

Vice-amiral pendant la guerre d’indépendance américaine  il reçoit en 1778 le commandement d’une flotte pour venir en aide aux américains. Il échoue devant Rhode-Island et New York et devant Sanannah où il est à nouveau blessé.

D’ Estaing dispose d’une puissante flotte de 25 vaisseaux et peut engager de nouveaux combats. Il porte alors ses efforts sur l’île de Grenade  qui est conquise sans coup férir en 1779 après une violente bataille navale contre l’escadre du vice-amiral anglais Byron. D’ Estaing ne saisit pas l’occasion de détruire l’escadre anglaise, malgré les demandes pressantes de ses adjoints  le Bailli de Suffren et le comte de La Motte Picquet.

L’ Amiral Comte de d’ Estaing avait la chance d’avoir sous ses ordres ses deux capitaines remarquables.

Le Bailli de Suffren

Suffren est considéré comme l’un des meilleurs capitaines de son époque.

Pierre André de Suffren, est né le 17 juillet 1729 au château de Saint-Cannat près d’Aix-En-Provence et décédé le 8 décembre 1788 à Paris.

suffrenNapoléon disait de lui : « Pourquoi cet homme n’a-t-il pas vécu jusqu’à moi, et pourquoi n’en ai-je pas trouvé un de sa trempe, j’en eusse fait notre Nelson, et les affaires eussent ris une autre tournure »

En 1778, sous les ordres de Charles Henry d’ Estaing,  il participe aux combats de la guerre d’indépendance des États-Unis sur le « Fantasque ».

En 1780, Suffren occasionne l’effondrement de la bourse de Londres pour avoir intercepté  un convoi de vaisseaux anglais dont la perte était évaluée à vingt millions de livres sterling.

Plusieurs navires ont par la suite porté le nom de ce brillant marin.

Picquet de la Motte

Toussaint-Guillaume Picquet, comte de la Motte est né en 1720 à rennes et décédé en 1971 à Brest.

La Motte-Picquet est né dans une famille de petite noblesse bretonne.

Lors de la guerre d’indépendance , il sert sous les ordres du vice amiral Destaing.

En 1778, la France reconnaît l’indépendance des États-Unis, et le 14 février La Motte-Piquet salue John Paul Jones  en faisant tirer une salve de coups de 9 coup de canons. C’est là le premier salut au drapeau américain donné par un navire étranger. Il est chargé, avec sept vaisseaux et trois frégates, de conduire au delà du Cap Finistère  un convoi américain, il remplit avec succès sa mission, malgré les attaques  de vaisseaux anglais.

La bataille de Yorktown

treize coloniesCi dessous une petite vidéo sur la contribution française à l’indépendance des USA

YorktownSi Lafayette, Rochambeau, et de Grasse marquèrent de leur emprunte cette guerre d’indépendance, d’autres bretons moins connus ont également été des artisans  de la victoire américaine.

trioVoici l’histoire de quelque uns d’entre eux.

De Parscau du Plessix

Louis-Guillaume de Parscau, du Plessix, Keryvon, est né en 1775 à Saint Malo et mort  en 1786.

Officier de marine, Il participe à la guerre d’indépendance.  En 1780, il commande le vaisseau « l’Intrépide » de 74 canons, sous les ordres de l’amiral comte de Guichen.

Le 5 septembre 1781, il commande le vaisseau de ligne de second rang de 80 canons « le Languedoc ».

Du Couedic de Kergoualer

Charles_Louis_Du_Couédic_de_KergoalerCharles Louis du Couedic, seigneur de Kergoualer est né au château de Kerguelen sur la paroisse de Pouldergat en 1740.

Officier de Marine, il a participé à la guerre d’indépendance sur la corvette  » l’Écureuil ».

En 1778 il commande la frégate « la Surveillante ». Il est décédé à Brest en 1780.

Fleuriot de Langle

Paul Antoine Marie Fleuriot, vicomte de Langle, est né au château de Kerlouet à Quemper-Guézennec en Côtes d’Armor.

Officier de marine, capitaine de vaisseau, il commande la frégate la « Résolue » dans l’escadre du Comte de Grasse, puis il est nommé « Chef de division » pendant la guerre d’indépendance des États-Unis.

avec-fleuriot-de-langle-et-la-perouse-1785-1788Il est sélectionné par son ami « La Pérouse » comme second de l’expédition »La Pérouse ».

Cette expédition commanditée par Louis XVI comportait les deux navires  « Astrolabe » et la « Boussole ». Il  commandait  la frégate « l’Astrolabe ».

Il est tué par les indigènes sur l’île de Manoua en 1788.

de langlePlaque de La Pérouse en hommage à son ami Fleuriot de Langle

Les restes de Fleuriot de Langle ont été inhumés dans le chœur de l’église Saint-Louis à Brest.

Tuffin de la Rouerie

Armand Charles Tuffin, marquis de la Rouerie est né à Fougère en Ile-et- Vilaine  en 1793.

de la rouerie2ll est décédé au château de la Guyomarais dans le Côtes-d’Armor en 1793 (dans le bois du château,une stèle a été dressée par l’ambassade des États-Unis).  Il a été un des héros de l’indépendance américaine, arrivé au secours des « Insurgents » trois mois avant le marquis de La Fayette.

de la rouerieIntégré dans l’armée de Washington avec le grade de colonel sous le nom de colonel « Armand ». Il paya de sa poche l’équipement de ses hommes avant de se retrouver à la tête du 1er bataillon de la légion de «  »patriots ».

Au printemps 1778, le marquis de  la Rouerie obtint l’autorisation du Congrès de créer une légion de « Chasseurs libres et indépendants » forte de 452 hommes et 14 officiers – une force considérable pour l’époque prise en charge par le congrès américain.

Il a été un des tout premiers chefs de la chouannerie. Il n’en reste pas moins méconnu, pour ne pas dire inconnu.

Du Bouexis de Guichen

Luc Urbain du Bouexic, comte de Guichen, est né à Fougère en 12712. Il est décédé à Morlaix en 1790.

Luc_Urbain_du_Bouëxic_de_GuichenPendant la guerre de sept ans, il est chargé de ravitailler la nouvelle France. Il parvient à passer au travers du blocus imposé par les Anglais, mais ne peut empêcher Louisbourg de tomber aux mains des anglais en 1758. Promu Chef d’escadre en 1776, le comte de Guichen se distingue surtout pendant la guerre d’indépendance américaine, apogée de sa carrière militaire.

Bien sur, il y eu beaucoup d’autres bretons à s’investir dans la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique et en faire l’inventaire complet nécessiterait de longues recherches.

Ci dessous, une petite vidéo sur le rôle joué par la marine royale française dans la guerre d’indépendance des USA:

De nombreux américains, ne connaissent par le rôle primordial que la France a jouée pour l’indépendance des États-Unis, sans contre-partie, uniquement pour se libérer du joug des Britanniques.

La constitution américaine est inspirée des idées de Montesquieu  » L’esprit des lois ».

En 1976, j’ai eu l’occasion de participer au bicentenaire de l’indépendance des USA dans les villes de Jacksonville en Floride et Wilmington en Caroline du nord.

JACKSONVILLEbi centenaire des USAWilmington mai 1976

la bouronnaisLe cuirassé North Carolina devenu un musée à Wilmington

north carolinaLa fête nationale américaine est célébrée le 4 juillet de chaque année,depuis 1776.

drapeu des USA

ruée vers l'orLe 24 janvier 1848, James Marshall, un menuisier,  découvre une énorme pépite d’or dans la scierie du Suisse John Sutter sur la rive de « l’ American River ». La nouvelle s’étant propagée comme une trainée de poudre ce fut le début de la ruée vers l’or en Californie.

A la découverte de l’ Ouest lointain (Far-West)

Je reviens à cette découverte du Far-West dont la principale porte (gate) d’entrée était à l’époque l’entrée de la baie de San-Francisco.

voie maritimeLA VOIE MARITIME

san francisco22Fondée en 1776, la ville prend réellement son essor lors de la ruée vers l’or en 1848. Elle compte de nos jours plus de 800 000 habitants.

Pour agrémenter la lecture du récit , lancer le clip vidéo ci dessous pour écouter la magnifique chanson de Scott Mac kenzie  » San Francisco » reprise par Johnny Halliday.

San Francisco doit son nom aux espagnols accompagnés de religieux de l’ordre de Saint François d’Assise qui débarquèrent dans la baie.

Des chercheurs d’or et des marchands asiatiques, commencèrent à arriver en 1849 en Californie qu’ils nommaient la « montagne dorée » (Gold Mountain), après la découverte de l’or dans la petite localité de Coloma au pied de la Sierra Nevada.

Les premiers immigrants venus d’Europe, à cause et d’un plus long trajet à parcourir, n’arrivèrent que fin 1849, les plus nombreux de la France  mais aussi d’Allemagne, d’Italie et d’Angleterre. Entre 1845 et 1852, San Francisco compte plus de 5000 français, ce qui est énorme pour l’époque car la ville ne compte que 25 000 habitants en 1850.

On estime à 20 000 immigrants arrivés en Californie en 1849.

La « Porte Dorée » de San Francisco

La « Porte Dorée » (the Golden Gate) ainsi nommée car de nombreux immigrants arrivèrent par bateaux dans la baie de San Francisco pour chercher de l’or.

golde gate« The Golden Gate bridge » (le pont de la porte d’or ») fut construit entre 1933 et 1937 pour relier les villes de San Francisco à Sausalito située de l’autre côté du détroit. Il mesure près de 2 km avec une hauteur de 70 mètres qui permet le passage de très gros bateaux. C’était le pont suspendu le plus long du monde jusqu’en 1964.

Golden Gate sans dessus dessous

San Francisco: les dessous du Golden Gate bridge

Pour voir les « dessous » du pont démarrer la petite vidéo ci dessous:

La « Maison Bleue » de San Francisco

maison bleueL’histoire de la « maison bleue adossée à la colline… »  telle qu’elle nous fut racontée par « Ned » notre guide américain.

Pour la situer dans le dédale des rues de San Francisco, il faut quelques indices.

–         Un chanteur français des années 1970, barbu et chevelu,

–         Des hippies du nom de Lizzard, Luc, Tom, Phill et Psylvia,

–         Une maison bleue adossée à la colline (San Francisco en compte 43),

–         Ceux qui y vivent ont jeté la clé.

Ned savait parfaitement ou se trouvait cette fameuse maison, car il connaissait bien les protagonistes de l’histoire et les lieux.

maison bleue 2Il s’agissait du chanteur français Maxime le Forestier, troubadour barbu et chevelu des années 1970 comme les hippies de l’époque avait suivi sa chanteuse de sœur Catherine, dans cette maison ouverte à tous les vents et amis de passage dont l’adresse lui avait été communiqué par un ami belge, acteur, Luc Alexandre.

La maison de style « victorienne » appartenait à l’époque à Psylvia Gurk, véritable égérie des lieux, qui y habitait avec d’autres membres de la communauté hippie gay Hunga Dunga.

Les autres locataires étaient Phill Polizzato, Tom, Lizzard, Luc Alexandre et beaucoup d’autres encore dont de nombreux anciens combattants du Viêt-Nam.

La maison bleue a failli être oubliée après avoir été vendue. Les nouveaux propriétaires, deux avocates,  l’avaient fait repeindre en un vert de gris assez terne.

En 2011, les propriétaires, ayant eu vent de l’histoire et de la chanson grâce à l’obstination du journaliste Alexis Venifleis et de  la pression de la biographe Sophie Delassein,  acceptent de la faire repeindre leur maison en bleu comme à l’origine.

« Polydor», la maison de disque de Maxime le Forestier, et « Ressource », une entreprise de peinture, sponsorisent les travaux. Le consulat de France à San Francisco  fait apposer une plage sur le haut du garage.

Nous voici dons arrivés dans la 18ième rue au N° 3841 devant la fameuse maison de bois de couleur bleue arborant fièrement le pavillon arc en ciel des communautés gay du quartier de Castro.

maison bleue 3Devant la maison, les paroles de la chanson me viennent tout naturellement en tête, quoi de plus normal étant de cette génération des sixties:

« C’est une maison bleue, adossée à la colline
On y vient à pied, on ne frappe pas
Ceux qui vivent là, ont jeté la clé
On se retrouve ensemble
Après des années de route
Et l’on vient s’asseoir autour du repas
Tout le monde est là, à cinq heures du soir
San Francisco s’embrume
San Francisco s’allume
San Francisco, où êtes vous
Lizzard et Luc, Psylvia, attendez-moi… »

Car la « maison bleue » est bien plus qu’une chanson, c’est l’histoire d’une ville atypique, une ville qui ne ressemble à aucune autre et dont le mythe perdure encore de nos jours.

Démarrer la vidéo pour écouter la chanson de la « maison bleue » de Maxime le Forestier.

« Coit tower » (la tour de madame Coit)

coit towerLe quartier des pêcheurs « ficherman’s wharf »

port de peche

quartier des pêcheursQuartier très animé et surtout prisé pour ses crustacés et fruits de mer.

C’est du quai 33 que partent les ferries vers l’ilot d’Alcatraz.

C’est du quai 43 que partent les navettes la baie et le « Golden Gate ».

Le quai 39  « the pier 39 »

pier 39 2Le quai 39 est un des endroits favoris de balade des habitants de San Francisco.

On y trouve une pluralité de restaurants, de bars, de boutiques et de commerces ainsi que des manèges pour les enfants.

pier39 1Au bout du quai la vue est magnifique sur la baie, et l’ilot d’Alcatraz.

pier 39 3Des « lions de mer »  ont également élu domicile sur les pontons près du quai. Ils bronzent tous les après-midi, car le matin c’est plutôt le « quai des brumes », comme partout à San Francisco.

lions de mer

L’île d’Alcatraz avec son pénitencier

alcatrazLa ville de San Francisco, avec toutes ses spécificités a encore de nos jours, un pouvoir d’attraction qui la rend unique, fascinante et mystérieuse, même s’il n’y a plus d’or sur ses 43 collines.

On ne peut quitter San Francisco sans une promenade en « cable car ».

cable carOn estime à environ 50 % les immigrants arrivés par voie maritime et 50% par voie terrestre.

LA VOIE TERRESTRE

voie terrestre

routesLes autres arrivèrent par voie de terre après un très long et dangereux périple à travers les grandes plaines du Kansas,les montagnes Rocheuses, les zones arides de l’Utah et du Nevada, le plateau du Colorado et les montagnes de la Sierra Nevada.

Il existait trois grands voies vers l’ouest, mais toutes les trois devaient couper les territoires des indiens d’ Amérique, dont les plus connues étaient:

– les Sioux, les Cheyennes, les Shoshones au nord,

– les Hopis et les Navajos au centre,

– les Apaches au sud.

territoires indiensLes tribus indiennes n’étaient pas le seul obstacle dont devaient faire face les pionniers. Les déserts, les montagnes et les cours d’eau

Les statistiques ne donnent pas le pourcentage de ceux qui n’arrivèrent jamais, mais on peut imaginer qu’ils furent très nombreux.

Les trois principales voies terrestres

LES VOIES TERRESTRES 2La plus au nord, appelée route de l’ Orégon devait traverser les états du Wyoming et de l’Idaho  à travers le « grand désert américain » et les Montagnes Rocheuses.

La route centrale traverse les états du Colorado, de l’Utah et du Nevada. Elle passe par les territoires des Navajos, la Sierra Nevada et le désert de Mojave. La route bifurquait vers le nord en longeant le fleuve San Joaquim à l’ouest du mont Whitney, le plus haut sommet de la Sierra Nevada qui culmine à 4418 mètres. Dans la vallée du même nom étaient installés les amérindiens de la tribu « Yokut ».

La vallée était très fertile et de nombreux colons s’y installèrent. C’est ainsi que la ville de Fresno vit le jour en 1856.

La route du sud traverse l’état de l’Arizona, le territoire des indiens Apaches et le sud de la sierra Nevada.

La route centrale fut découverte en 1848/49 par Jean Charles Frémont.

fremont_j_cJean Charles Frémont né à Savannah en 1813,est  fils d’émigrant français.

Officier de l’armée américaine, il fut gouverneur de l’Arizona de 1878 à 1883.

Il décède à New-York en 1890.

C’est par cette route centrale que nous allons découvrir le Far-West.

La première étape est située dans l’Utah dans la réserve des Navajos.

Utah signifie dans la langue des Navajos: « Le peuple des montagnes ».

UtahDans  la « Monument Valley », un bigouden et un descendant de la tribu Navajo, un guide dénommé « Vincent » sous le regard d’un grand chef Navajo: Manuelito.

MANUELITO2

Manuelito était un grand chef de guerre Navajo né en 1818 dans l’ Utah.

la guerre des Navajos de 1860 à 1864

Cette guerre a débuté au Nouveau Mexique à la suite d’accrochages entre les Navajos et les forces militaires américaines. Au bout de quatre années de combats les Navajos se rendent au Colonel Christopher « Kit » Carson qui ordonne la destruction de tous leurs biens et il organise la « longue marche » (Navajo Long Walk), jusqu’au Nouveau Mexique.

9.000 hommes, femmes et enfants marchèrent plus de 560 kilomètres vers leur lieu de déportation. Après quatre années de souffrances, de malnutrition, de maladies, les Navajos signèrent un traité les autorisant à retourner sur leur terre natale dans le nord de l’Arizona, reconstruire leur communauté, sous la condition de rester dans leur réserve appelée « Navajoland ».

Après la déportation des Navajos, Manuelito fut l’un des chefs à signer le traité en 1868, les autorisant à retourner vers les quatre montagnes sacrées des Navajos. Il est décédé en 1894.

Les « messagers du vent » Navajos

windtalkersLes « Windtalkers » (les messagers du vent) étaient tous des indiens Navajos formés par l’armée américaine pour servir dans les transmissions durant la guerre du Pacifique. Les japonais ne purent jamais décoder (craquer)  le « code Navajo ».

Ci dessous la bande annonce du film.

Le chiffre  quatre est un chiffre sacré chez les Navajos. Leur territoire est délimité par quatre montagnes sacrées: la montagne bleue (San Francisco peak) au Sud-Ouest. la montagne turquoise au Sud-Est. La montagne blanche au Nord-Est et Navajo mountain (la tête de la terre-mère, comme la « patcha mama des incas) au Nord-Ouest.

Monument Valley « la vallée magnifique »

Monument Valley est situé au nord du territoire Navajos.

monument valleyLes indiens ont donné des noms aux différents rochers de grès rouge. On peut donc y voir avec un peu d’imagination: les trois sœurs, l’éléphant, le chameau, la tombe, la fenêtre du nord, les quatre doigts, le pouce etc…

JOHN FORD'S POINTC’est de ce point de vue que John Ford a filmé des scènes du film « stage coach » en français la  « chevauchée fantastique ». C’est sur le bout du rocher à droite que John Wayne à cheval surveilla piste en dessous.

JOHN FORD POINTJohn Ford

John Ford  est né en 1894 dans le Maine. Il est décédé  en 1973 en Californie.

Grand réalisateur de films en particulier les westerns  et les films de guerre.

Il fut également officier de réserve dans l’ U.S. Navy,  avec en fin de carrière, le grade de contre-amiral.

Il tourne  La «  chevauchée fantastique » (Stage Coach) pour la première fois en extérieur, à Monument Valley :

«j’ai été partout dans le monde mais je considère cet endroit comme le plus beau, le plus complet et le plus calme de la planète».

John Wayne

John Wayne de son vrai nom Marion Mitchell Morrison, est né le 26 mai 1907 dans l’Iowa, et est décédé le 11 juin 1979 à Los Angeles.

Immense acteur, il tourna principalement des westerns  et des films de guerre dont « la chevauchée fantastique » sous la coupelle de John Ford qui deviendra son mentor et son ami.

film john fordfilms john ford2fims john fordLe Lac Powel

lac powelLa ville de Page

La petite ville de page est située près du lac Powel sur le territoire des Navajos.

La ville s’est développée grâce  la construction du barrage de Glen Canyon (475 mètres de long et 160 mètres de hauteur) sur la rivière Colorado qui  entraîné la formation du lac Powel.

Un petit aéroport permet le survol de cette magnifique région avec des vues d’avion époustouflantes.

glen canyonBrice Canyon

Bryce Canyon est situé au nord du lac Powel.

bryce canyonLes mormons furent les premiers colons à découvrir ce magnifique canyon dont les concrétions de grès rouge, orange, jaune forment une palette infinie qui varie en fonction de la lumière. Ce canyon est vraiment magnifique et les mormons des gens accueillants.

mormons3Las Vegas « capitale des jeux & des spectacles »

las vegas 23Las Vegas est la plus grande ville du Nevada dans le désert du Mojave. Elle fut fondée par les Mormons en 1855.

Grâce aux lois libérales en matière de jeux de l’État du Nevada,  la ville a acquis une renommée mondiale pour ses casinos et ses spectacles.

C’est la ville du nouveau rêve américain ou le jeu est roi et les mariages éphémères.

Beaucoup reviennent de Las Vegas avec la « gueule de bois », le portefeuille plus léger et une nouvelle compagne pour…un temps. De toute façon, Reno, la capitale du divorce n’est pas bien, loin !

Des millions de dollars en liquide sont joués dans les différents casinos,  ce qui facilite le blanchiment et la fructification de l’argent issus de toutes sortes de trafics.

las vegas1Pour nous français, on est émerveillé par autant de lumières de bruits et de démesures. On s’en met plein les yeux et les oreilles faute de s’en mettre plein les poches. Pour un bigouden s’est de toute façon chose inconcevable de dépenser bêtement ses « gouenek » dans  des machines à sous.

Au temps de la ruée vers l’or, des villes champignons et éphémères comme « Bodie » en Californie, qui comptait plus de 10 000 habitants en 1880 ont vus le jour. Les « saloons » et les salles de jeux  de ces villes ponctionnaient l’argent des chercheurs d’or, de nos jours, ce sont les casinos qui s’en chargent. L’or a disparu et « Bodie » est devenue une ville fantôme.

Des spectacles grandioses sont proposés par les principaux Hôtels casinos  de Las Vegas comme le « Caesars Palace », le « Mirage« , le « Bellagio », le « Paris Las Vegas » et sa tour Eiffel de 165 mètres, le « Venitian Palazzo» (le Venise) avec son campanile, l’ Excalibur, le Circus-Circus, le Luxor et sa pyramide. C’est au Caesars Palace que Céline Dion présente actuellement son nouvel album de chansons.

paris venitian palaceLes vingt plus grands hôtels du monde sont à Las Vegas.

Le « Venitian Palace » est le plus grandiose des palaces au monde avec ses 7000 chambres ses 4000 suites, ses canaux, ses ponts, le Rialto et le « pont des soupirs », sa place St Marc avec le palais des Doges et le Campanile, ses rues et ses palais vénitiens.

circusLe « MGM Grand Las Vegas » est troisième avec plus de 5000 chambres. Le « Bellagio » est dixième avec près de 3930 chambres. Le « Circus-Circus » est onzième avec 3770 chambres. Le « Caesars » est seizième avec 3350 chambres  et le « Paris Las Vegas » vingtième avec plus de 2900 chambres.

Laughlin

La petite ville de Laughlin (du nom du fondateur) est située dans le sud du Nevada sur les rives de la rivière Colorado. Les jeux étant autorisés dans le Nevada, Laughlin est appelée le « petit Las Vegas ».

laugklin2A quelques kilomètres à l’ouest de Las Vegas se trouve une vallée  désertique tristement célèbre qui fait partie du désert de Mojave.

La vallée de la mort (the death valley)

vallée de la mort3La « vallée de la mort » dut son nom macabre aux valeureux «forty-niners »  (chercheurs d’or des années 1849),  qui tentèrent d’atteindre les lieux de prospection de la « Nouvelle Helvétie » en passant par les déserts du Nevada et de la Californie, et qui furent les premières personnes originaires d’Europe à traverser la vallée. Ces pionniers restèrent bloqués plusieurs mois dans cette vallée désertique située à moins 90 m au dessous du niveau de a mer et surtout écrasée par un soleil de plomb ou  désertique il n’y a presque aucune forme de vie animale ou végétale. Beaucoup succombèrent et ils donnèrent à ce lieu le nom de « vallée de la mort » (Death Valley). Les seuls survivants ne durent leur salut qu’en remontant sur les montagnes ou ils retrouvèrent un peu de fraicheur et surtout de l’eau.

zabriskie pointZabriskie point est devenu célèbre grâce au film d’Antonioni.

Le film raconte la contestation étudiante et la libération sexuelle des années 1960 de l’Ouest américain. C’est l’histoire d’une étudiante et d’un militant contestataire qui se rencontrent à Zabristie point.

Ci dessous un extrait vidéo du film « Zabriskie point ».

En descendant de Zabristie point par la route 190 on se trouve dans la petite oasis de « Furnace Creek ranch » situé à a coté du village des indiens Shoshone.

furnace creek ranchLe musée des pionniers de la ruée vers l’or et des mines du borax extrait de la vallée de la mort.

Le Grand Canyon du Colorado

grand canyonLe grand Canyon de la rivière Colorado est certainement une des merveilles de la planète. Il est situé sur les plateaux du Colorado dans l’État de l’Arizona. Il est inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité.

Les dimensions du grand Canyon sont gigantesques.

Il est long de 450 km entre le lac Powel et le lac Mead. Sa profondeur varie de 1300 à 2 000 mètres. Sa largeur varie de 5,5 km à 30 km.

GRAND CANYONKings Canyon/Sequoia park

sequoiaC’est dans ce parc que l’on peut trouver les plus grands et les plus vieux arbres au monde.

Los Angeles « la ville des anges »

naissance de los angelesCe sont les colons espagnols qui fondèrent la ville en 1781. C’est le roi Charles III d’Espagne qui ordonna la fondation de cette colonie.

NOTRE DAME REINE DES ANGESL’église de « Notre Dame Reine des Anges »  est fondée en 1814 sur les ruines de l’ancienne église «  Nuestra Senora a Reina de los Angeles Asistencia » construite en 1784 par les 11 familles (44 personnes avec les enfants) fondatrices de Los Angeles.

En 1848, la ville devient américaine après la victoire des États-Unis contre le Mexique.

La ville est située au sud de la Californie. Elle s’est développée entre les montagnes San Gabriel, Santa Monica et les grandes plages de sable de l’Océan Pacifique.

avila adobeLe ranch « Avila Adobe » situé dans le centre historique de Los Angeles est la plus vieille maison de la ville.

kid carsonElle fut construite en 1818 par Francisco Avila. Lors de la guerre contre les mexicains en 1847, elle fut occupée par l’État-major américain. La petite stèle devant la maison surmontée d’une flèche en bronze est dédiée à Kit Carson.

« Kit Carson » de son vrai nom Christopher Houston Carson est né en 1809. C’ est un des pionniers de la conquête de l’ouest. Il sert de guide à Charles Frémont durant les deux premières expéditions.

kit carsonIl sert ensuite de guide dans l’ U.S. Army pendant la guerre entre le Mexique et les États-Unis. Pendant la guerre de Sécession il est officier, il fait partie de l’armée fédérale avec le grade de général en 1865, trois ans avant sa mort en 1868.

Après le tremblement de terre de 1971, la maison fut restaurée pour servir de mémoire historique à la ville car du son passé de Los Angeles, il ne reste pratiquement plus rien, tout a été rasé pour faire place aux buildings.

L’arrivée du chemin de fer en 1876 permet à Los Angeles de se développer rapidement pour devenir de nos jours une mégapole de près de 4 000 000 millions d’habitants.

La gare centrale, construite en 1939 dans le genre art-déco a gardée son charme du passé avec ses grands halls et ses fauteuils de cuir, profonds, patinés et usés. On se croirait revenu à la période de la guerre des gangs, de la prohibition. Au temps ou Scarface (le balafré) semait la terreur. Depuis janvier 1939, Al Capone était « pensionnaire » non loin de là au pénitencier de Terminal Island après avoir séjourné dans le « club » très fermé d’Alcatraz.

GARE LO

Actuellement les communes périphériques sont englobées dans la mégapole comme Santa-Monica et Beverly-Hills.

La spécificité de Los Angeles réside aussi dans ses quartiers dont le plus célèbre est Hollywood.

Hollywood boulevard, ses étoiles et ses empruntes de pieds et de mains des vedettes.

hollywood boulevardJ’ai retrouvé sur Hollywood boulevard la plaque de Peter O’Toole qui avait incarné T.E. Lawrence dit « Laurence d’Arabie » et cela m’a fait plaisir de mettre mes pieds dans les siens, ayant foulé durant de nombreuses années ses pas dans le Hedjaz en Arabie Saoudite.

La réussite d’un voyage ne tient pas seulement dans la programmation, le choix des sites, la beauté des paysages, mais passe aussi, pour un très grande part, dans son accompagnement.

NedSans un bon guide, qui sait habiller les images comme un couturier, effectuer des commentaires sur l’histoire et la géographie des lieux, tel un conteur devant un feu de bois, la découverte du pays ne serait qu’un survol rapide et imagé.

Ned, notre guide pour ce périple de l’ouest américain, a parfaitement rempli son rôle de conteur et de couturier d’images. Il a su passionner les béotiens que nous étions pour cette « découverte du « Far-West ».

J’ai repris bon nombre de ses commentaires et anecdotes pour habiller mon récit et je l’en remercie.

Avant de quitter ce « Far-West » qui a fait rêver de nombreux colons européens en quête d’Eldorado, du « rêve américain », qui attire encore de nos jours pour une multitude de raisons à travers des modes de vies, des lieux magiques, des villes pleines de charme, des histoires d’indiens et de cow-boy et surtout les nombreux films qui sont réalisés dans cet ouest américain, un petit tour s’impose sur une route mythique: la route 66.

route 66_5route 66_6Assis sur la corniche face à « Frisco », une petite coupe de champagne californien s’impose en guise d’un « kenavo » (au revoir) à cette ville atypique, pleine de charme, cosmopolite et… mystérieuse, qui cache tous les jours sa pudeur sous un nuage de brume comme une mariée sous son voile. Lorsque le voile se lève elle apparait enfin dans toute sa splendeur.

kenavo san francisco« Kenavo ar wec’h all » à une prochaine fois pour une nouvelle aventure, un nouveau voyage.

Jean Claude Quideau

Novembre 2013

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